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Le virtuose Rafa/Roger Nc-17

Titre: Le virtuose

Pairing: Rafael Nadal/ Roger Federer

Rating: Nc-17

Résumé: Et si Roger n'était jamais devenu le tennisman qu'il est ?

Disclaimer: Tout cela n'est jamais arrivé dans la réalité, ces beaux jeunes hommes ne sont pas à moi.

 

 

La chaleur était étouffante et il s’ennuyait, demain débutait le tournoi de Roland Garros, aucune de ses opposants ne semblaient de taille à faire concurrence avec lui, même cet arrogant de Djokovic, n’était pas un vrai challenger. Il aurait voulu affronter un joueur qui ne baisse pas les yeux lorsqu’ils se retrouvent au filet, Novak y était presque, il lui faudrait encore au moins un an pour atteindre son sommet et pendant ce temps là, il allait devoir continuer à attendre que quelqu’un, quelque chose éveille son attention.

 

Rafael Nadal passa devant l’Olympia, , sur la façade en lettres rouges s’inscrivaient un nom qu’il ne connaissait pas Roger Federer, il pensa que c’était certainement un chanteur national et il continua son chemin. Il croisa des jeunes filles de son âge faisant la queue, elles semblaient toutes excitées à l’idée d’assister au concert de leur idole. Lui aussi, provoquait ce genre de réactions, mais cela ne l’atteignait pas, ces créatures étaient trop faciles à manipuler et à comprendre.

 

-Attention !

 

Des déménageurs, essayaient de se frayer un chemin parmi cette jeune foule, ils encadraient un énorme objet à roulettes, un piano à queue peut-être ? Mais il oublia bien vite cela, son esprit s’égarant vers d’autres activités de la rue.

 

Il rentra à l’hôtel Crillon plus tard que ce qu’il avait prévu, son oncle et entraineur l’attendait de pied ferme dans sa chambre pour lui passer un savon.

 

-Rafa ! Qu’est-ce que tu faisais, tu as un match important demain !

-Je sais, désolé, j’avais besoin de me dégourdir les jambes et je n’ai pas vu l’heure qui passait !

 

Toni ne répondit pas, mais il aimait de moins en moins l’attitude de son neveu, trop arrogant, il espérait presque qu’un quidam le batte au premier tour, histoire de lui donner une bonne leçon.

 

Rafael se coucha étonnamment tôt ce jour là, aussi ne fut-il pas surpris lorsqu’il se réveilla à cinq heure du matin et plutôt que de tourner en rond dans sa chambre il décida de monter sur le toit de l’hôtel, la vue y était grandiose et Paris commençait à s’agiter. Il resta de longues minutes accoudé sur la balustrade à regarder le soleil se lever, c’était si reposant, mais une mélodie le sortit de ses songes, il se retourna, non loin se trouver une salle de réunion appartenant au palace, elle aussi sur les toits afin de ne pas déranger les clients.

 

Il s’approcha lentement des baies vitrées, un jeune homme brun jouait du piano, les yeux fermés, il semblait perdu dans son propre monde, Rafael ne connaissait rien à la musique classique, son grand père ancien chef d’orchestre avait bien essayé de lui donner quelques bases mais le sport l’intéressait beaucoup plus, il n’avait jamais tendu qu’une oreille distraite à ses propos et à présent il le regrettait.

 

Comment un homme pouvait-il prendre autant de plaisir à jouer du piano ? Il se souvenait qu’il n’y a pas si longtemps lui-même arborait le même sourire comblé lorsqu’il bataillait sur les courts, cette époque lui manquait et la nostalgie s’emparait de lui.

 

Pris par une pulsion sortie de nulle part, il rentra dans la salle afin d’admirer de plus prés le musicien en action, le rythme changea, plus soutenu, plus oppressant il semblait suivre les battements de son cœur.

 

Les traits de l’inconnu semblaient tendus, ses mains voltigeaient sur ce tapis noir et blanc, l’habileté de ses doigts étaient incroyables, il semblait vivre pour la musique, vibrer en même temps que les cordes de ce piano. Tout cela semblait irréel.

 

-Alors ça vous a plu ?

 

Perdu dans ses pensées le tennisman ne se rendit pas compte que la musique avait cessé.

 

- Désolé, je ne voulais pas vous déranger.

-Vous n’avez pas à vous excuser, vous ne m’avez pas dérangé.

 

Rafael s’avança vers le jeune homme et lui tendit la main.

 

- Je suis…

-Rafael Nadal, je sais, il fut un temps ou l’idée de faire carrière dans le tennis m’a caressé l’esprit.

- Finalement vous avez choisi le piano…

-Pas vraiment, je me suis fait une mauvaise entorse à la cheville et le temps que je me remette mes adversaires ne m’avaient pas attendu, alors je me suis replié sur la musique, donc on va dire que c’est le piano qui m’a choisi plutôt que l’inverse…

- Vous savez qui je suis, mais je ne sais pas qui vous êtes.

-Roger Federer, pianiste concertiste.

 

Rafael ne put retenir un petit sourire.

 

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Rien, hier je suis passé devant la salle de l’ Olympia et j’y ai vu votre nom, je m’étais imaginé que vous étiez un de ces chanteurs à midinettes.

- Vous vous êtes trompés, je suis un pianiste à midinettes !

 

Roger lui adressa un clin d’œil tout en éclatant de rire, il referma le clavier de son piano.

 

-Je pensais être le seul client de cet hôtel debout à cette heure !

-Vous vous êtes trompés.

-Je vois ça, le numéro un mondial de tennis aurait-il du mal à dormir ?

-Non, j’ai l’habitude de me lever tôt, surtout lorsque je vais à la pêche chez moi, à Manacor.

- Ça a été un plaisir de vous rencontrer, mais j’ai des obligations auxquelles je dois malheureusement me plier.

 

Rafael le regarda partir, mais lorsque Roger posa la main sur la poignée de la porte, il ne put s’empêcher de lui demander :

 

- Est-ce que vous allez rester longtemps ici ?

- Trois semaines.

- Est-ce que je pourrais revenir vous écouter ?

- Je répète tous les matins de 5h30 à 7h30 ici. Aujourd’hui, je finis exceptionnellement tôt.

-Bien dans ce cas on risque de se revoir.

 

Roger s’en alla non sans lui avoir adressé un sourire éblouissant.

 

Rafael gagna facilement son premier match en 50 minutes, il était concentré, précis, incisif, Toni avait enfin retrouvé le battant, le sportif fier et respectueux, il ne savait pas d’où venait ce changement mais cela lui importait peu.

 

Rafael quant à lui avait enfin trouvé un challenge intéressant, découvrir qui était vraiment ce virtuose, en surfant sur le net, il avait découvert qu’il était Suisse, il avait 26 ans et était autant connu pour son talent que pour le scandale qui entourait certaines de ses apparitions.

 

Lors d’un concert à Viennes dans la légendaire salle dorée du Musikverein, il était apparu sur scène avec un jean et des baskets, cela lui avait valu des sifflets, mais tous s’étaient tus dés les premières notes de musique.

 

Il était anticonformiste et pourtant il exerçait le métier le plus classique au monde ! Il venait d’éveiller la curiosité de l’espagnol.

 

Le lendemain, Rafael se glissa dans cette salle de répétition improvisée et il passa une heure assis dans un coin à écouter les notes s’envoler dans les airs tout en regardant la pluie tomber alors qu’une douce lumière semblait envelopper la plus belle ville au monde.

 

- Ça vous a plu ?

-Je ne connais rien à la musique classique.

- Cela ne vous empêche pas de ressentir, non ?

 

Roger s’approcha de lui lentement et posa sa main sur son torse.

 

-Que vous dit votre cœur ? S’emballe-t-il ? Ou bien trouve-t-il le repos ?

 

Puis il s’empara d’une des mains du tennisman.

 

-Et vos doigts ? Battent-ils la mesure ? Ou restent-ils poser contre votre cuisse ?

 

Et il lâcha ce bras magique et posa ses paumes sur les tempes de l’homme lui faisant face.

 

-Et ou votre esprit s’évade-t-il ? Revoyez-vous vos victoires ? Ou alors vos souvenirs d’enfance ?

 

Puis la douce chaleur le quitta, Roger recula de quelques pas et posa ses mains sur le piano.

 

-J’ai ce qu’on appelle une oreille absolue, c'est-à-dire la capacité à reconnaître n’importe quelle note, lorsque j’étais enfant on me faisait écouter un morceau et je pouvais le reproduire sur un piano sans souci, mais vous voyez la différence entre moi et les autres oreilles absolues jouant bien du piano, c’est que je ressens chaque note, je suis incapable de jouer un morceau qui n’entrerait pas en vibration avec ce que je ressens, si ma musique n’évoque rien en vous c’est que j’ai mal joué.

 

Roger lui fit signe de venir s’asseoir avec lui sur son banc. Il joua pendant quelques minutes puis se retourna vers l’Espagnol.

 

-Alors ?

-J’ai eu l’impression de me réveiller un matin comme celui-ci, seul, perdu dans une ville que je ne reconnaissais pas et avec la sensation de n’avoir aucun but.

-Moi, lorsque je joue ce morceau, je pense à l’enfance de ma mère en Afrique du Sud, à l’Apartheid, à ce que devait ressentir les enfants noirs qui croisaient ma mère blanche, libre et insouciante parce qu’elle avait la bonne couleur de peau alors qu’eux étaient obligés de montrer des passeports à chaque fois qu’ils changeaient de quartier.

 

Un silence légèrement pesant s’installa.

 

-A nouveau je vais devoir vous laisser, je dois rencontrer un mécène qui va certainement me prêter le piano de mes rêves !

-Un sponsor quoi ?

-On peut voir ça comme ça !

 

Roger éclata de rire, puis il se leva, alors qu’il avait déjà fait quelques pas pour s’éloigner, Rafael trouva le courage de lui dire :

 

- Tenez, c’est un pass pour Roland Garros, avec vous pourrez assister à n’importe quel match…

- Dont les vôtres ?

- Dont les miens ! C’est pour vous remercier de me laisser assister à vos répétitions, c’est un juste retour des choses.

- Dans ce cas c’est avec beaucoup de plaisirs que je l’accepte.

 

L’après midi alors que Rafael s’entrainait sur un court du complexe de Roland Garros, son regard croisa des yeux, couleur noisette et un sourire à faire fondre la glace et un poids , sur ses épaules, dont il n’avait pas conscience  disparut. Il avait l’impression de redevenir un enfant, de retrouver son innocence, la sensation de se faire un nouvel ami sur la plage avec qui on sait qu’on passera tout son été, qu’on vivra des choses inoubliables, parce qu’avec lui on sera totalement sincère, on ne se cachera pas derrière un masque, parce qu’après l’été, on ne le reverra plus.

 

Pendant toute la semaine, ils se retrouvèrent ainsi, le matin dans cette salle de concert improvisée, où Rafael essayait de rentrer en contact avec son moi profond et l’après midi dans les travées, les tribunes du plus grand tournoi de terre battue.

 

Les médias n’avaient pas tardé à remarquer l’assiduité du prodige Suisse aux entrainements et matchs du numéro un espagnol, interrogé sur cette surprenante relation, Roger déclara que Rafael était un ami. Et étonnamment, cela provoqua une vague de bien être chez le majorquin, Toni aurait même pu jurer l’avoir vu rougir !

 

Le dimanche matin, ils se retrouvèrent à nouveau sur les toits de Paris.

 

-Alors on est amis ?

-Je n’ai pas trouvé un autre terme plus approprié à notre « relation ».

-Je l’aime bien ce mot !

 

Roger se remit à jouer, un morceau très rythmé entrainant, Rafael imagina un manège de chevaux de bois et des enfants riant aux éclats et puis brusquement le musicien plaqua ses mains sur les touches créant un son désagréable.

 

 -Vous n’êtes pas trop soucieux pour votre match de cet après midi ?

 

Rafael fut surpris d’entendre sa voix si posée lui demander quelque chose d’aussi anodin, alors qu’il venait de s’énerver sur son instrument

 

-Non, pourquoi ?

-Vous rencontrez David Ferrer, c’est un de vos amis et un très bon joueur de terre battue.

- Etrangement aucun de mes adversaires ne m’effraie, tant qu’ils sont incapables de tenir mon regard en entrant sur le terrain, je n’ai pas de souci à me faire.

- Et Djokovic ?

- Bientôt il en sera capable, mais ce n’est pas encore le cas.

 

Le Suisse sembla réfléchir quelques secondes.

 

-C’est étrange, jamais je n’aurai imaginé que vous puissiez être quelqu’un d’arrogant.

-Je ne suis pas arrogant, juste blasé, j’ai l’impression de n’avoir aucun vrai challenge à affronter, je crois que je m’ennuie. Des fois je me dis que je préférerai affronter les sœurs Williams, il y aurait certainement plus de tensions sur le terrain.

-Je crois que je comprends ce que vous ressentez.

-Ah bon ?

-Le morceau que je viens de vos jouer, est une de mes compostions, je ne sais même pas pourquoi je continue à écrire, vu que personne ne veut m’entendre jouer mes propres œuvres, ce qui les intéresse c’est que je revisite les grands classiques.

- Ma mère me dit souvent que « si on ne t’ouvre pas la porte, rentre par la fenêtre ».

-J’aime bien la façon de penser de votre mère !

-Moi aussi !

 

Et ils éclatèrent de rire comme des gamins, lorsqu’ils purent reprendre leur souffle, Roger partit en direction de la sortie mais au dernier moment il se retourna, il attendit quelques secondes espérant que Rafael trouverait une raison de le retenir mais cela ne vint pas, alors il prit la parole.

 

-Ce soir je ne donne pas de représentation, alors si vous voulez on peut se retrouver ici, vers 22h.

-Cela me ferait très plaisir.

 

Rafael remporta son match sans réel souci, plus le tournoi avançait, plus il semblait monter en puissance, pour le plus grand plaisir de son entourage.

 

Lorsqu’il arriva dans la salle, Roger n’était pas encore là, timidement il alla s’asseoir au piano et commença à enfoncer les touches, étrangement qui en sortaient, semblaient mal assortis, il se demandait comment on pouvait créer une mélodie, de notes qui sonnaient apparemment fausses.

 

Brusquement la lumière s’éteignit ne laissant que celles de la ville et les quelques rare étoiles, Rafael se retourna violement, une silhouette familière se dessinait dans l’encadrement de la porte.

 

-Roger ?

-Continue !

-Non, je ne sais pas jouer, ça ne ressemble à rien.

-Dans ce cas je vais t’apprendre.

 

Roger s’installa à côté de lui.

 

 -Je vais te montrer un morceau assez simple tu essayeras de le reproduire, pour le moment on ne joue qu’avec une main.

 

Rafael ne savait pas quoi répondre, il était fasciné par les ombres qui jouaient sur le visage du Suisse.

 

-Allons-y, do mi mi do mi mi ré mi ré do mi sol.

 

Tremblant, le tennisman essaya de reproduire cette séquence, mais cela semblait beaucoup moins simple, maintenant que c’était à lui.

 

Roger se leva et se posta  juste derrière lui, son bras glissa le long de celui surmusclé du sportif.

 

-Il faut que tu détendes ton poignet et que tu arrondisses plus les doigts.

 

Rafael essaya de suivre ses conseils.

 

-Bien maintenant tu fermes les yeux.

-Mais je vais pas voir les notes !

-Laisse-moi faire, je vais guider tes doigts.

 

Il s’exécuta avec difficulté, le souffle de Roger dans son cou le distrayant trop pour comprendre exactement ce qu’il voulait faire.

 

-Bien, maintenant tu poses chaque doigt sur une touche, ton pouce sera sur le do et ton petit doigt sur sol.

 

Roger recouvrit la main de Rafael par la sienne, envoyant de délicieux frissons dans leurs deux corps. Puis avec douceur, il enfonça les doigts de son cadet, une mélodie courte et enfantine s’éleva dans les airs, les deux auraient juré avoir vu une sarabande d’enfants tournoyer au dessus du piano.

 

- C’est à ton tour maintenant.

 

L’espagnol joua seul, c’était grisant, entre les sensations que la proximité de Roger éveillait dans son corps et l’impression de faire quelque chose de différent.

 

Une sensation d’enivrement s’empara de lui et lorsqu’il tourna la tête pour remercier son professeur de sa patience et qu’il se retrouva à quelques millimètres des lèvres de ce dernier, il ne prit pas le temps de réfléchir et l’embrassa.

 

C’était incroyable, il avait l’impression d’être pris dans un cyclone, son cœur battait à tout rompre, il ne pouvait expliquer ce qui lui arrivait, mais il savait au plus profond de lui que jamais il ne pourrait se passer de cet homme, de ses lèvres, de sa chaleur, de sa présence dans sa vie tout simplement.

 

Roger savait que s’il prenait deux minutes pour réfléchir ou pour laisser Rafael le faire, jamais ils ne se reverraient et ils en resteraient là à se demander ce qui aurait bien pu se passer, à vivre avec des regrets. Aussi il approfondit le baiser et obligea Rafa à se lever, à lui faire face, ses mains se posèrent sur le ventre ferme du jeune homme. 

 

Il lui semblait entendre au loin une musique qui l’emportait, le soulevait de terre, le faisait tourbillonner dans l’air.

 

Rafael voulait plus, il voulait sentir ce corps se plier contre lui, alors il poussa le banc qui l’éloignait encore de l’homme qu’il embrassait.

 

Paris et la lune semblaient comprendre ce qui arrivait, elles ne s’habitueraient jamais à l’union de deux amants parce qu’à chaque fois cela semblait plus exceptionnel, elles laissèrent un rayon filtrer malgré les cheminées environnantes. Tout cela semblait si irréel et pourtant la peau chaude sous les doigts calleux leur rappelait que tout cela était bien vrai.

 

Roger commença à découvrir ce corps resplendissant de puissance, ses doigts s’infiltrèrent sous le polo rose, la respiration de Rafael se bloqua l’espace de quelques secondes, avant qu’à son tour il découvre le doux épiderme du musicien.

 

Le polo et la chemise blanche se retrouvèrent sur le couvercle du piano à queue, alors que leurs propriétaires ne semblaient jamais en finir de ces baisers, jamais rassasiés, toujours plus affamés de l’autre, torse contre torse, la légère fraicheur de la nuit ne semblait pas les gêner.

 

Roger osa enfin approcher ses mains de la ceinture de son futur amant avec lenteur, il déboutonna et dézippa, il ressemblait à une bête sauvage face à un homme, il avait peur mais il savait faire face. Rafael l’imita plus rapidement, il glissa ses mains sous le tissu et les posa sur ses hanches, ses ongles s’enfonçaient progressivement au bas de ses reins, puis brusquement il tira sur le tissu emportant avec lui le sous vêtement de l’artiste. Ce dernier surpris de se retrouver avec son pantalon autour des chevilles laissa échapper un petit cri mais le tennisman ne s’en formalisa pas. Il s’éloigna de ces lèvres qui lui tenaient si bien compagnie depuis ce qui lui semblait une éternité et retira de lui-même ses vêtements, puis il se mit à genoux devant le suisse et l’aida à se libérer de ses dernières entraves.

 

En se relevant, il laissa tomber sur le sol une pochette argentée, qui hypnotisa le regard de Roger. Puis à nouveau il retrouva ce contact délicieux contre sa bouche et des mains se posèrent à la base de son crâne, il n’avait plus peur, il se sentait en sécurité entre ses bras, il le laissa l’aider à s’allonger, la rugosité de la moquette ne le frappa même pas, non, tout ce qu’il sentait c’était la douceur de cet homme, qui l’embrassait si divinement.

 

Les baisers migrèrent, parcourant sa gorge, son torse, son abdomen, son pelvis, s’arrêtant juste à la lisière de sa toison brune.

 

Rafael lui lança un regard taquin avant de parcourir du bout de la langue le bijou que cet écrin cachait, arrachant de doux grognements à l’homme, les doigts de ce dernier trouvèrent un point d’ancrage dans la folle chevelure de son amant.

 

Rafael s’arrêta lorsqu’il sentit que son compagnon était arrivé au point de rupture. Langoureusement, il se glissa le long de son corps pour retrouver cette bouche qui l’ensorcelait tant !

 

Corps contre corps tout cela semblait si naturel, pas besoin de guide, ni de mode d’emploi, l’espagnol posa trois doigts contre la bouche de son professeur, qui rapidement les pris dans sa bouche, au bout de quelques minutes Rafael les lui arracha, n’étant pas certains de pouvoir se contenir plus longtemps face à un tel traitement.

 

Les doigts se retrouvèrent rapidement entre les jambes du Bâlois, le préparant avec douceur et attention, Rafael s’arrêtait dés qu’il entendait le moindre gémissement de douleur, laissant le temps à son partenaire de s’habituer à cette intrusion étrange.

 

Lorsque le tennisman le jugea suffisamment prêt, il retira ses doigts et se positionna, agenouillé, il attira son bassin à lui, pendant quelques secondes il regretta de ne pas faire ça dans un endroit plus confortable car il avait deviné que c’était sa première fois.

 

Un rayon de lune se réfléchissant sur la fameuse pochette lui rappela l’essentiel, du bout des doigts il l’attrapa, il la déchira en sortit le bout de latex poisseux qu’il déroula sur son sexe en érection si sensible qu’il ne put retenir un frémissement en le touchant.

 

Roger semblait perdu dans un autre monde, il voulait le ramener à lui, millimètre par millimètre il s’enfonça en lui, il sentait ce corps se tendre et il s’arrêta, il recommença cela à de nombreuses reprises et il lui fallut toute sa détermination pour ne pas céder à ses bas instincts et prendre ce qui lui était offert.

 

Après un temps assez long, il était enfin logé au fin fond de lui, sans l’avoir blessé plus que de nécessaire, il savait pour l’avoir vécu que cette première fois ne se fait jamais sans douleur. Il se retira prudemment, toujours attentif aux moindres réactions de son amant, puis replongea avec délice en lui. Une des mains de Roger vint attraper son poignet et l’attira plus prés de lui, l’obligeant à changer d’angle et de positions. Le lendemain il  aurait des marques sur les genoux, laissées par les frottements contre la moquette mais il s’en moquait.

 

Roger se cambrait, lui laissant un peu plus de place en lui, il savait que cela ne durerait plus très longtemps, le corps du suisse étant déjà pris de soubresauts et lui sentait la vague de plaisirs se former au creux de ses intestins

 

Finalement Roger rendit les armes quelques secondes avant lui dans un grand cri et lui-même se déversa dans le préservatif étouffant tous bruits contre la peau humide du pianiste. Il prit garde à ne pas s’écrouler sur l’homme essoufflé et se retira délicatement, avant de s’effondrer à côté de lui.

 

Il leur fallut une grosse demi-heure pour reprendre pleinement leurs esprits, Roger vint se blottir contre Rafael alors que ce dernier dessinait d’étranges arabesques sur sa peau, le suisse trembla légèrement.

 

-Tu as froid ?

 

Roger hocha lentement la tête et Rafael raffermit sa prise autour de l’homme

 

Ils restèrent allongés ainsi jusqu’aux premiers rayons du soleil, ils savaient que bientôt leurs équipes remarqueraient leur absence de cette nuit. Ils se rhabillèrent en silence, mais Rafael fut prit d’un doute avant de retourner dans sa chambre.

 

-Tu ne regrettes pas ?

 

Il eut droit à un sourire sincère mais fatigué.

 

- Est-que j’ai des chances de te revoir ?

- Sachant que je vais continuer à répéter ici tous les jours et que j’ai toujours le pass que tu m’as offert, je suis presque sûr que oui.

- Je pensais à après.

- Après… J’ai des concerts prévus au Royaume Unis puis sur le continent américain, donc on risque de se revoir.

 

Un jour de Septembre à Madrid.

 

-Rafael est-ce que vous avez une explication sur cet incroyable dynamique qu’il existe au sein de l’équipe d’Espagne en Coupe Davis.

-J’ai un ami qui m’a fait comprendre qu’une note de musique prise seule résonnait dans le vide, lorsqu’on en joue plusieurs et pour peu qu’on soit doué cela peut former une jolie mélodie.

 

Et sur ces mots, il quitta la salle de conférence de presse, sous les flashs incessants, depuis quelques temps il avait l’impression d’avoir découvert qui il était réellement, comme si Roger avait coupé les liens qui tenaient encore prisonnières ses ailes, il pouvait enfin prendre son envol.

 

Un jour de Décembre à Vienne.

 

-Roger comment avez-vous réussi à faire accepter à votre maison de disque l’idée d’un disque entièrement composé par vous ?

-J’ai un ami qui m’a fait comprendre que pour être enfin libre, il fallait que j’aille jusqu’au bout de moi-même et que si la porte était fermée, il y avait toujours la fenêtre…

 

Et sur ces mots, il quitta la salle de conférence de presse, sous les flashs incessants, depuis quelques mois, il avait l’impression d’être entier, d’être enfin lui-même. Dans la rue, il adressa quelques sourires polis à ses groupies, il se dépêcha de rejoindre son hôtel, le vent glacial mordait sa peau.

 

Lorsqu’il pénétra dans sa chambre, celle-ci était plongée dans l’obscurité, mais il pouvait distinguer une présence familière et aimée.

 

Ils étaient enfin complets parce qu’ils s’étaient trouvés !

                                                                                                                                                                             

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