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Disenchanted. Roger/Rafael NC-17

Titre : Disenchanted
Pairing : Roger Federer/Rafael Nadal
Rating : NC-17
Résumé : Roger a perdu la finale de Wimbledon [2008] face à son adversaire principal : Rafael Nadal... La soirée consacré aux vainqueurs bat son plein et puis...
Disclaimer : Je ne prétends pas raconter la vérité, les personnages s'appartiennent à eux-même, je ne les connais pas... je ne gagne pas d'argent sur leurs dos avec cette histoire.


La fête battait son plein. Toute cette agitation s’était faite rien que pour lui. Il souriait pour faire bonne figure, mais il n’en n’avait rien à faire. Il aurait souhaité qu’une seule personne soit là, à ses côtés, et elle n’était pas présente, par sa faute. S’il avait su se retenir dans les vestiaires, il serait peut-être venu, pour continuer à lui faire croire qu’il s’en fichait aussi des victoires, des défaites… mais non, il était allé trop loin, il avait accomplit son rêve au détriment de ce qu’il croyait être une amitié. Amitié ? Après tout, le suisse ne lui avait adressé que quelques sourires et quelques trop rares discussions, comme il le faisait avec n’importe quel joueur. Il était un homme comme les autres. Non, un homme que l’helvète détestait.
Il masqua son soupir dans le verre qu’il tenait entre ses mains. Le combientième ? Il n’avait pas prit la peine de les compter. Il ignorait même quel alcool se trouvait dans son récipient. Whisky peut-être, à moins que ce ne soit un cocktail. Dans tous les cas, il ne faisait pas attention, son seul but était d’oublier cette fin de journée. Il ne buvait pas cul-sec par respect pour les autres convives, mais ce n’était pas l’envie qui lui manquait. Son oncle le félicitait encore et toujours pour sa prestation sur le terrain. Il commençait à se dire qu’il n’y était pour rien, que les éléments du décor avaient fait bien plus que lui. Si le ciel ne s’était pas autant couvert la journée, si leur match n’avait pas duré jusqu’à la nuit, la tournure des évènements aurait été différente.
Il était fier d’avoir fait le doublé Roland-Garros/Wimbledon, c’était évident, mais il aurait aimé prouver ses capacités dans des circonstances différentes. Le manque de lumière l’avait beaucoup aidé, peut-être un peu trop.
Il remua vivement la tête, il avait suivit les conseils de son oncle, il avait attaqué le revers du suisse à longueur du match, le forçant à faire des fautes directes. Sa stratégie lui avait permit de vaincre. Il acquiesça à ses propres pensées en avalant une nouvelle gorgée du liquide alcoolisé qu’il avait.
La soirée semblait s’éterniser. Il était épuisé. Son match avait été éprouvant, il aurait pu aller se coucher sans plus de cérémonie, mais Fernando ainsi que les autres joueurs espagnols présent l’avaient trainé pour finalement l’abandonner en plein milieu de la salle. Il n’y avait que Carlos qui était venu le voir de temps à autre.
Il se demandait, malgré lui, ce que pouvait bien faire le suisse. Etait-il toujours dans l’hôtel ? Etait-il toujours à Londres ? Avait-il déjà prit un avion ? Dormait-il ?
Une tape dans le haut de son dos l’obligea à revenir sur terre.
- Vas te coucher, sobrino. Une longue journée t’attend demain.
Il eut de la peine à retenir un soupir de soulagement voir même un cri de plaisir à cette annonce. Il allait enfin pouvoir se reposer. Il ferma les yeux alors que ses lèvres s’étiraient en un paresseux sourire pour remercier son oncle. Celui-ci le regarda étrangement avant de demander à Feliciano d’accompagner son neveu à sa chambre.

Il ne parvenait pas à trouver le sommeil. Cela faisait plusieurs heures qu’il était allongé dans son lit, pensif. Mirka avait essayé de lui arracher le moindre mot mais n’y était pas parvenu. Il lui tournait le dos, son regard se posant alors sur la porte de la salle de bain de sa chambre d’hôtel. Evidemment, il fallait que le destin continue de s’acharner sur lui. Il ne culpabilisait pas le moins du monde du comportement qu’il avait eu plus tôt dans la soirée. Il ne s’en félicitait pas non plus. Il détestait réellement le Majorquin, du plus profond de son âme, mais il était quand même parvenu à insinuer le doute en lui.
Ce baiser… ou plutôt, ce simple touché, du bout des lèvres. L’espagnol avait-il vraiment voulut lui transmettre de l’amour ou c’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour se faire pardonner de la défaite qu’il lui avait infligé ?
Il fronça ses sourcils. C’était pourtant évident. Il s’assit sur le bord du lit et prit sa tête entre ses mains. Il massait lentement le cuir chevelu sur son front puis ses doigts s’activèrent lentement sur ses tempes. Il avait besoin de repos, puisqu’il commençait à douter de lui-même. Mais il ne parviendrait pas à trouver le sommeil seul. Il avait besoin de l’aide d’un élément extérieur à son esprit. Il s’apprêtait à se lever mais elle encercla son bassin de ses bras.
- Roger, dis-moi ce qui ne va pas, s’il te plaît. Ce n’est pas la défaite qui te rend si amer, il y a autre chose, je le sens.
Il regarda sa compagne du coin de l’œil avant de baisser le visage. En temps normal, elle était la seule personne qui comprenait ses sautes d’humeurs. La seule personne avec qui il était lui-même, qui voyait ses larmes quand elles coulaient, qui le réconfortait. Il lui confiait tout et pourtant, il n’avait pas envie de lui faire part de son altercation avec le numéro deux mondial. Il laissa alors les secondes s’écouler, espérant qu’elle finirait par relâcher prise. Il n’avait résolument pas envie de lui parler.

Elle soupira en s’allongeant à nouveau correctement. Il y avait quelque chose qui tracassait son amour et elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Elle était pourtant persuadée de pouvoir lire en lui comme dans un livre ouvert. Pourtant, ce comportement qu’elle ne comprenait pas lui prouvait le contraire. Elle s’en voulait de ne pas être capable de soulager son esprit, de pouvoir le détendre après qu’il ait perdu le tournoi qui lui était le plus cher au cœur.

Il n’attendit pas pour quitter le lit et se rendre dans la salle d’eau. Il referma la porte derrière lui, s’enfermant un peu plus dans ses interrogations. Il n’avait pas envie de les partager. Pas avec elle. Avec personne tout simplement. Personne n’avait besoin de connaître les questions profondes qui traversaient l’esprit de Roger Federer en pleine déprime après sa plus lourde défaite. Du moins, pas celles d’ordres sentimentales.
Sentiments ? Oui bien sûr, il ressentait de la haine. Ce n’était peut-être pas la plus belle émotion qu’un homme pouvait éprouver, mais il était tellement sûr de lui. A présent, la seule chose dont il pouvait être certain, c’était les sentiments de Rafael envers lui et l’inquiétude de Mirka face à son comportement.
Il se redressa pour observer le miroir qui lui faisait face. Etait-ce vraiment lui ? Il ne voyait qu’un homme abattu, avec des cernes dû à ses pleurs. Ses doigts se posèrent maladroitement sur son reflet, tâtant l’imperfection de son regard. Il n’avait pas toujours été comme ça. Auparavant il y avait de la joie, uniquement parce que Mirka était là. Avant, il pouvait se sourire sans se forcer. Pour quelle raison avait-il si soudainement décidé de ne plus s’énerver sur un court ? De ne plus expédier des raquettes contre le sol ? Parce que c’était sanctionné ou il voulait seulement faire bonne impression ? Il ne s’en souvenait plus. C’était arrivé, c’était tout ce qui comptait. Son reflet mourrait, son âme aussi.
L’unique grand problème qui se dressait face à lui portait un nom : Rafael Nadal. Une seule solution s’offrait à lui et pour cela, il devait se ressaisir et traverser l’hôtel où ils logeaient pour leur dernière nuit à Londres.

Feliciano soutenait son compatriote comme il pouvait. La quantité d’alcool qu’il avait ingurgité faisait qu’il avait du mal à aligner deux pas correctement. Rafael avait l’air exténué, même son regard habituellement expressif ne reflétait rien. Seulement un grand vide.
- Tu me le dirais si quelque chose te tracassait, Rafa, hein ?
Il observa sa réaction qui tardait à venir. C’était certain, quelque chose n’allait pas, c’était d’autant plus effrayant que le jeune Majorquin ne dise rien à ce sujet. Feliciano hésitait, devait-il insister ou laisser le temps faire son œuvre ? Il fouilla dans les poches de son compatriote à la recherche de la clef de sa chambre.
Rafael poussa un petit gloussement tout en indiquant sa poche arrière droite. Il s’appuya ensuite contre le mur le plus proche et inclina sa tête de façon à observer le plafond. Il ne parvenait pas à penser correctement, l’alcool obstruait sa timidité, son envie d’avouer tout ce qu’il ressentait faisait son apparition. Lorsque Feliciano le prit dans ses bras pour l’emmener dans la pièce, ses lèvres s’entrouvrirent et la parole lui vint sans qu’il n’ait le temps de réellement intervenir.
- Tu sais quoi Feli ? Chui gay. Mais vraiment gay dans le sens, j’aime que les mecs. Qu’est-ce que je donnerais pas pour que Xisca perde ses seins… pour qu’elle soit plus viril avec du poil au torse et une queue entre les jambes… je me demande tout le temps pourquoi je dois me montrer avec une fille dans les bras. C’est pas moi ça. Pourquoi y’en a qui arrive, qui ont le droit d’être pd sans problème alors que moi je dois le cacher ? Je voulais juste être un tennisman de haut niveau, faire le sport de mes rêves, participer à tous les tournois que je voyais à la télé, côtoyer les meilleurs joueurs au monde… j’ai pas demandé à être célèbre, je voulais juste jouer…
L’aîné des espagnols avait eut le temps de refermer la porte et de poser son cadet sur le lit le temps de ses aveux. Il ne savait pas comment réagir. D’un côté il était fier d’être la personne à qui Rafael s’était confié. D’un autre côté, il était tellement éméché qu’il n’était pas capable d’aligner deux pas… évidemment, il était surprit d’apprendre qu’un joueur qu’il considérait comme un ami lui apprenne si soudainement qu’il était attiré par les hommes et non les femmes comme il le laissait croire.
- Si elle pouvait avoir la gueule à Federer ce serait parfait. Mais j’en demande beaucoup trop.
Feliciano souleva son sourcil droit à cette dernière réplique. Avait-il bien comprit le sous-entendu du jeune espagnol ? Un éclair de lucidité passa dans son regard, tout devenait plus clair, si Rafael était si étrange c’était pour la double défaite amer qu’il avait affligé à l’homme qu’il aimait. D’autant plus que cet homme n’était pas seul.
Lorsqu’il s’apprêtait à enfin donner une réponse au monologue du majorquin, Feli se heurta à un visage apaisé, détendu et au souffle régulier typique du sommeil. Il fit un mince sourire puis décida de retirer les chaussures du jeune prodige avant de l’allonger correctement dans son lit. Il ne reçut que quelques grognements en remerciement. Il l’observa dormir un court instant puis quitta la pièce. Rafael était vraiment plein de surprise.

Son réveil ne fut pas des plus agréables. Sa tête tanguait dans tous les sens… son lit aussi… ? Il eut de la peine à ouvrir les yeux, craignant que la lumière ne lui brule les pupilles. Et quand il se décida à ouvrir les paupières, il tomba sur un regard noisette, sombre, très sombre. Beaucoup trop pour être amical.

Le suisse tenait le jeune espagnol par le col, son visage affichait son habituelle expression neutre, impénétrable. Il se demandait encore comment il parvenait à l’afficher alors que son esprit était en fusion.
- Roger ? fit la voix pâteuse du majorquin. Qu… comment tu…
Sa mâchoire se contracta violemment. L’avait-il autorisé à parler ? Etait-il simplement en position pour entamer une discussion ? Il préférait quand d’autres sons sortaient d’entre ses lèvres… Non ! Il remua vivement sa tête de gauche à droite sous le regard intrigué du plus jeune. Il reprit un peu plus de contenance en plissant les yeux.
- Qu’est-ce que tu m’as fais Nadal ? Tu m’as jeté un sort ? Ca ne t’as pas suffit de m’écraser sur les terrains, il faut en plus que tu m’achève en dehors ? Dis-moi pourquoi tu occupes autant de place dans mon esprit, pourquoi quand je ferme les yeux je vois ton visage à la place de Mirka, pourquoi je ne peux plus rien lui dire, hein ?

Rafael n’était pas certain d’avoir compris tout le discours de son aîné. Il n’essayait même pas de se débattre, parce qu’il n’avait nul part où aller, mais aussi car il voulait comprendre pour quelle raison il se retrouvait dans une telle situation. Roger était entré dans sa chambre d’hôtel, il ignorait comment et ne pouvait pas lui demander. Ses paroles montraient qu’il était déstabilisé par… par sa présence.

Le suisse prit fermement son menton entre ses doigts en pinçant légèrement ses lèvres. Une boule se formait dans sa gorge lorsqu’il détaillait cette bouche qu’il avait goûtée plus tôt. Sa prise sur l’espagnol se fit moins forte quelques secondes, et quand il s’en rendit compte, il fit en sorte de sauver les apparences et éclaircit sa gorge. Il étira ses lèvres en une énième moue de dégoût.
- Tu espérais quoi, hein ? Que je tomberais dans tes bras ? Que j’étais triste au point de ne pas réagir à ce que tu m’a fais ? Tu me voulais dans ton lit, c’est ça ? Tu voulais me baiser, Rafa ? Sur les terrains ça te suffisait pas ? Ca ne se passera pas comme ça ! Tu m’entends, chica ?!

Rafael ferma les yeux sous cette appellation. Il n’était pas aussi faible qu’une fille, au contraire, il avait la puissance nécessaire pour faire des balles à plus de deux cents kilomètres heures. Mais un tel surnom venant de la part de son adversaire numéro un le brisa intérieurement. Pas uniquement parce qu’il était à présent plus fort que lui, mais parce qu’il l’avait toujours vu comme une idole, puis progressivement comme la personne qu’il aimait.
La prise du suisse se raffermit, puis il le tira violement hors du lit. Ses genoux heurtèrent le sol dans un léger cri de douleurs mais il n’eut pas le temps d’une quelconque réflexion. L’helvète saisit son col pour le redresser et rapprocher son visage du sien.
- On va voir lequel de nous deux va se faire baiser ce soir, chica !
Les pupilles du majorquin s’écarquillèrent de surprise. Son vocabulaire était certes restreint, mais il y avait des mots qui étaient compréhensible très facilement, peu importe les langues… le ton qu’il avait employé pour le dire avait de quoi l’effrayer. Il voulait se défendre, il n’avait pas envie de céder aux pulsions sexuellement malsaine du suisse, il devait s’enfuir ! Ou attaquer, mais sa position le permettait seulement d’empêcher Roger de l’étrangler davantage. Il remua vivement sa tête de gauche à droite, murmurant de brèves contestations. Ça ne devait pas se passer de cette façon… après sa déclaration il aurait dû être heureux, plus léger, ou au contraire, il aurait su qu’il n’aurait aucune chance et c’aurait été terminé… mais tout montrait que le suisse était loin de l’indifférence. Chose que Rafael n’avait pas prévu, il s’était préparé tellement de scénario en tête, mais il avait omis un des plus plausibles et des plus importants.
- Roger, por favor… je ne veux pas faire ça !
Celui-ci souleva son sourcil droit alors qu’un sourire malsain fleurissait sur ses lèvres. A quoi pouvait bien penser l’espagnol ? Vu sa position, juste en face de son entre-jambe, il était difficile d’avoir des doutes. Après tout, ils devaient certainement penser à la même chose…
- C’est pas ça que tu voulais ? Quand tu m’as embrassé tout à l’heure, tu le voulais uniquement parce que tu l’as vu à la télé ? Quand y’a une dispute les gens s’embrassent et c’est finit ? Ou alors tu n’es pas aussi puritain et timide que tu ne veux le faire croire et tu pensais déjà à enfoncer ta queue dans mon…
- Non ! Comment peux-tu dire ça ?!
Le majorquin avait ses joues cramoisies. Il savait au plus profond de lui-même que le suisse n’avait pas complètement tort, mais il le pensait de façon bien moins cru…
- A la couleur de tes joues je vois que tu l’imagines à merveille. Pourquoi ne pas mettre tout ça en pratique, hein ?
Ses doigts se détachèrent du col du cadet pour aller chercher ses mains qu’il amena au niveau de la ceinture de son pantalon. Rafael, tétanisé, n’osait pas faire de mouvements supplémentaires et laissait son adversaire le manipuler.
- Détaches-là chica.
Leurs regards étaient plongés l’un dans l’autre. Un sourire effrayant éclairait le visage de l’aîné. Il savait qu’il avait gagné en voyant les pupilles de son ennemi trembler autant. Lorsqu’il sentit ses doigts défaire la boucle ceignant son pantalon, une partie de lui riait intérieurement, hurlant à la victoire tandis que l’autre côté continuait à se poser des questions. Il laissa une de ses mains se poser sur la tête de l’espagnol pour le gratifier d’une légère caresse, puis d’un nouveau sourire malsain il l’encouragea à aller jusqu’au bout.
Rafael ne savait pas pourquoi il était encore là, il pouvait s’enfuir, il n’avait qu’à repousser le suisse et courir vers la porte d’entrée… mais au fond de lui, une voix lui criait de rester, d’obéir et de ne rien dire. Ses gestes étaient maladroits, ses doigts tremblaient, mais la plus infime marque d’affection de la part du suisse le poussa à mieux faire. Il défit la boucle de la ceinture, puis s’attaqua aux boutons du pantalon. Son regard ne quittait pas celui de l’autre. Il fit tomber le tissu à même le sol puis se retrouva face à la hampe pleinement érigé de l’helvète. Il écarquilla les yeux de surprises en l’observant. Jamais il n’avait vu d’autres sexes masculins d’aussi près. Il aurait aimé en voir, mais il n’en avait jamais eu l’occasion. Sa respiration se fit plus saccadée, des larmes commençaient à se créer au bord de ses yeux.

Il aurait dû être attendrit par un regard aussi larmoyant, mais à ce moment, cela ne faisait que renforcer son envie d’aller plus loin. Il voulait, il devait pousser l’espagnol à bout. S’il voyait ce dont il était capable maintenant, il n’aurait plus à se poser de questions à son sujet, il retournerait voir Mirka et tout redeviendrait comme avant. A présent, la seule question qui trottait dans son esprit était, devait-il brusquer un peu plus le majorquin ou observer son âme et conscience mourir peu à peu ? Il n’eût pas à réfléchir plus longtemps. Rafael frôlait son sexe du bout des doigts. Il émit un léger grognement qui fit sursauter le plus jeune.
Il le regardait avec le même air qu’il avait dans les vestiaires, intimidé, inférieur tandis que Roger le toisait de toute sa hauteur, l’intimant de continuer.

Il devait faire abstraction de ses pensées, s’il donnait satisfaction au suisse, celui-ci s’en irait, et tout serait terminé. Il suffirait qu’il ose prendre sa hampe entre ses lèvres, qu’il le fasse jouir et ce serait finit. Il inspira profondément pour tenter d’avoir un minimum de constance, avala une grande goulée d’air et prit le sexe turgescent de l’helvète entre ses doigts. Il avait l’habitude de se toucher lui, mais cette fois-ci, il ne se donnait pas du plaisir, il allait en donner à un autre homme. Sa poigne se fit plus certaine et il entama de léger va et vient.
Les premiers gémissements du numéro un raisonnèrent dans la chambre et sans qu’il ne le veuille, son propre corps réagit à ce son. Lorsqu’il sentait qu’il devait passer à la vitesse supérieure, il chercha le regard de suisse, mais ses paupières étaient closes et sa bouche légèrement entre-ouverte. Un véritable appelle à la luxure, pensait-il. Il prit une énième grande inspiration et amena ses lèvres sur le sexe rougit face à lui.

Roger étouffa difficilement un cri de surprise qui se changea bien vite en plainte sonore. Ses mains s’accrochèrent désespérément à la chevelure du majorquin. Les mouvements qu’il faisait, la cadence qu’il avait choisit d’employer ainsi que les légers coups de langues sur son gland le faisaient perdre pieds. Il ne s’attendait pas à ce qu’il soit si performant… si juste dans ses gestes. Il savait qu’avec un tel rythme il ne tiendrait pas longtemps, après tout il n’en avait cure, ce qui comptait c’était ce qu’il ressentait sur le moment. Il sentait que Rafael s’appliquait pour lui donner un maximum de plaisir.

Sa langue suivait une des veines gonflée et ses mains s’attardaient sur les bourses pleine de l’helvète. Il continuait de se dire qu’il suffisait d’un geste pour pouvoir s’enfuir, mais cette situation commençait à lui plaire… il ne savait pas exactement depuis combien de temps il aimait être autant dominé. C’était la première fellation qu’il prodiguait, et cette sensation lui plaisait. Il faisait de son mieux, appliquant ce qu’il aimait qu’on lui fasse. La pointe de sa langue s’attarda sur le gland rougit du suisse alors que ses doigts s’enroulaient autour du sexe, continuant à tour de rôle avec sa bouche les vas et viens. Les gémissements de Roger emplissaient la pièce, raisonnant dans ses oreilles et son bas ventre. Il devait en finir vite pour se retirer et s’enfermer dans sa salle de bain. Le numéro un ne devait pas avoir connaissance de l’effet que cela lui faisait. Ses lèvres se resserrèrent, ses dents glissèrent sur le sexe turgescent, arrachant des nouveaux cris à l’helvète.

Son souffle devenait de plus en plus erratique. Son bas ventre se contractait, ses doigts se refermèrent, empoignant quelques cheveux de l’espagnol. Il sentait qu’il perdait pieds. Il entre ouvrit sa bouche, poussant un long râle alors que sa semence se déversait dans la gorge du majorquin.
Roger hurla le nom de Rafael tandis que la jouissance l’emportait.
Le numéro deux ne tenta même pas de se retirer avant, avalant une majeure partie du fluide. Le suisse n’avait pas défait sa prise sur la tête de plus jeune. Ses jambes tremblaient, retenant difficilement son poids après un tel orgasme.
Les larmes coulaient sur les joues du jeune hispaniques, se mêlant aux quelques gouttes de spermes à la commissure de ses lèvres. La honte l’envahissait alors que sa position n’avait pas changé. Ses mains se déplacèrent à tâtons jusqu’au ventre de son aîné, il ne chercha pas à trouver son regard et le repoussa comme il put. Le suisse se laissa faire, tombant en arrière à quelques pas de l’espagnol. Les sanglots de ce dernier s’accentuèrent alors que ses mains encadraient à présent son visage.
- Rafa…
- Pourquoi ! Pourquoi tu m’as fait ça ! Si tu me détestais autant, tu aurais très bien pu m’ignorer !
L’hispanique se releva en titubant, regardant son aîné avec un air qui se voulait méchant, derrière son voile de pleurs.
- Et moi… moi je t’aimais vraiment ! Je t’ai toujours considéré comme une idole ! Un homme parfait qui savait mesurer son sang froid ! Mais t’es qu’une ordure Federer, comme tous les autres ! Non, pire que les autres !
- Rafa je…
- T’es qu’un connard ! sa voix faiblit d’un coup, j’aurais dû le savoir…
Il amena ses doigts tremblant vers ses lèvres, les tâtant légèrement. Quelques traits de salive, de larmes et de sperme les tâchaient encore. Son poing se resserra, sa mâchoire se contracta et son regard changea subtilement. Il prit difficilement son souffle alors que le suisse n’avait pas bougé.
- P… pourquoi… j’aurais pu fuir… et je ne l’ai pas fais… qu… qu’est-ce que tu m’as fais…
Roger l’observa légèrement défaillir, et ne resta pas plus longtemps passif. Il remonta son pantalon, sans que l’espagnol ne le remarque, perdu dans son propre flot de parole.
- Sur les courts c’est tellement différent…
Le suisse se releva vivement et son cadet n’eut pas le temps de réagir que Roger était déjà contre lui, plaquant son torse au sien, emprisonnant ses bras des siens. Leurs visages étaient proches, très proches. Leurs regards plongés l’un dans l’autre. L’helvète se rapprocha davantage, puis lécha du bout de la langue la joue humide de l’hispanique.

Rafael se demandait ce qui était en train de se passer. Il était dans ses bras, sa langue caressait sa joue, il semblait moins sûr de lui quand il était au sol. Son flot d’injure l’avait-il touché ? La prise du suisse se fit plus forte autour de sa taille, au point de l’effrayer, d’avoir peur que sa colonne vertébrale ne se brise. Il grimaça, n’osant plus faire le moindre geste. La langue du numéro un caressait le lobe de son oreille.
- Tu croyais vraiment que tes conneries allaient me toucher ?
Le majorquin ferma fortement ses paupières, il se mit à espérer que ce n’était qu’un cauchemar dû à sa cuite lors de la soirée. Après tout, ça ne pouvait être qu’un mauvais rêve, une personne qui en désirait vraiment une la violerait sans plus de cérémonie, hors il était toujours sauf.
Une des mains du numéro un se promenait dans son dos, se glissa sous son t-shirt pour caresser sa peau. Rafael eut du mal à retenir un frisson.
- Je veux te tester jusqu’au bout Rafa. T’es une sacrée suceuse, mais je veux savoir si tu joues aussi bien dans un autre rôle.
Le cadet écarquilla alors des yeux et commença à gigoter dans les bras de l’helvète.
- Roger, non ! Je t’en supplie !
Alors qu’il se débattait, son entre jambe finit par se frotter à la cuisse du suisse, les électrisant alors tous les deux. Le souffle du plus jeune se stoppa net alors qu’un sourire se forma sur les lèvres de l’aîné. Il mordilla le lobe de l’oreille du majorquin.
- Tu veux que je te laisse avec ça ? susurra-t-il alors que sa main libre était venu se presser contre son érection. Tu veux me faire croire que tu me hais alors que tu bandes ? Ca te plaît tant que ça que moi je te haïsse ? Que je te force à me sucer ?
- Arrêtes…
L’aîné pouffa de rire en redressant son visage pour faire face à celui du plus jeune. Il était encore rouge de honte, son regard était perdu dans la pièce. Le suisse se lécha lentement les lèvres puis mordilla celle inférieure. Ses doigts se resserrèrent sur la hampe de l’espagnol qui reporta alors toute son attention sur son bourreau.
- Tu aimerais que je te soulage, n’est-ce pas.
Rafael tenta de chercher la vérité dans les prunelles du suisse puis remua la tête de gauche à droite.
- Non ? Qu’est-ce que tu attends de moi Rafael ? Quand tu m’as embrassé, qu’est-ce que tu voulais que je fasse ?
Le regard de l’helvète était devenu beaucoup plus dur, encore plus difficile à cerner. L’espagnol ne savait plus quoi penser. La situation était plus qu’étrange.
- Je sais pas…
- Tu sais pas ?
- Je ne sais pas !
- Tu ne sais pas mentir, Rafael. Je vais te dire ce que tu voulais. Tu voulais une réponse franche, un oui ou un non. Tu t’attendais à ce que je te réponde gentiment, que je t’envoie balader avec tact. Ou au contraire, que j’accepte ce que tu ressens. Mais tu es tellement naïf que tu n’avais pensé qu’à ses deux solutions. Tu pouvais pas savoir que ça me déstabiliserai de savoir ça. Mais tu sais quoi ? Ca n’a plus la moindre importance. Tu sais ce que je vais faire, Rafael ? Je vais te manipuler. Je vais me servir de ton homosexualité pour que tu sois ma chose. Tu comprends ? Personne ne pourrait croire que je t’ai forcé à me faire une fellation, mais il y a déjà des rumeurs sur ton penchant pour les hommes. Tu me suis Rafa ? C’est pas de l’amour que je ressens pour toi. Ni même de l’amitié. Tu as simplement des lèvres divines et je ne veux pas les perdre.

L’espagnol était encore abasourdi alors que le suisse affichait un sourire. Il posa sa main libre derrière sa nuque puis approcha ses lèvres de celle de l’hispanique. Leurs bouches se soudèrent, sans que le plus jeune ne s’y oppose. Il avait longtemps cherché ce contact, il l‘obtenait enfin sans avoir forcé le suisse. Il savourait cet instant bien malgré lui et quand la langue de l’helvète se faufila jusqu’à la sienne, il se laissa faire. Il savait au fond de lui que ce marché n’était pas là pour le déplaire, que cette action prouvait une chose : le numéro un mondial n’était pas insensible à ses émotions. Roger refuserait sans doute de l’admettre, mais Rafael en était sûr, il y avait une certaine tendresse dans ce baiser.

Et cette fois- ci il s'agit bel et bien de la fin...

Comments

( 5 commentaires — Envoyez un commentaire )
sasugadesu
08 juil 2011 19:50 (UTC)
Oooh le méchaaant ^^ Franchement, pauvre Rafa ...
Et Roger est vraiment un sadique oO

J'ai super bien aimé comme la prémière partie =))))))

Tu n'aurais pas des autres fics que ce que tu as sur ton LJ à me proposer ?
liline_shann
09 juil 2011 06:45 (UTC)
Merci =) J'ai toujours vu Roger comme un méchant qui le cache bien lol

En Fedal j'en ai une autre, après c'est avec des pilotes de Formule 1 ^^" Je vais les poster aussi, ça fera revivre un peu cette pauvre communauté!
sasugadesu
10 juil 2011 11:20 (UTC)
^^
Cool=) Pilotes de F1... eh j'ai jamais essayé ça =))))
loverafa
13 sep 2011 17:07 (UTC)
J'adore !
Un moment de pur bonheur !
liline_shann
13 sep 2011 18:30 (UTC)
Ravie que ça t'ait plu ^^
( 5 commentaires — Envoyez un commentaire )

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