?

Log in

No account? Create an account

Previous Entry | Next Entry

Mariquita Rafael/Roger Nc-17

Titre: Mariquita

Pairing: Rafael Nadal/ Roger Federer (un peu de Roger Federer /Mirka Vavrinec)

Rating: Nc-17

Résumé: Alors qu'il devrait vivre le plus beau jour de sa vie, Roger va perdre celle qu'il aime

Disclaimer: Tout cela n'est jamais arrivé dans la réalité, ces beaux jeunes hommes ne sont pas à moi, il n'y a que le personnage d'Emy qui sort directement de mon esprit!

POV Roger

 

Mon audace le prit par surprise, ses lèvres douces et pleines s’accommodaient parfaitement avec les miennes, je me sentais serein comme si je savais malgré l’étrangeté de tout cela, que c’était LA chose à faire.

Après nous être séparés pour reprendre notre souffle, ce fut à son tour de m’obliger à le regarder. 

-Roger, es-tu sûr que c’est ce que tu veux ?

En voyant l’expression de mon visage, il reprit. 

-Je comprends que tu aies besoin de temps, mais ne me fais pas miroiter quelque chose que tu seras incapable de me donner.

-Rafael, je suis perdu, je sais pas trop ce que tu représentes pour moi, tout ce que je sais c’est que je ne veux pas te perdre, je sais que sans toi, je ne m’en sortirai pas, j’ai besoin de toi et je sais pas si ce sont ces mots que tu attends, en tout cas ce sont les seuls que je peux t’offrir pour le moment.

Il m’adressa un fragile sourire.

-Alors je m’en contenterai.

Il me fit lever et m’entraîna vers la chambre, je me raidis en voyant ça.

-On va juste faire une sieste rien de plus, si tu veux tu prends le lit et moi le canapé.
-Une sieste ?
-Oui.
-Alors tu restes avec moi. 

Nous enlevâmes nos chaussures puis nous nous couchèrent, l’un en face de l’autre, nos doigts découvrant avec étonnement le corps de l’autre à travers les couches de tissus, on aurait dit des adolescents découvrant l’amour, mon cœur battait à tout rompre, même si au fond de moi je savais qu’il n’y aurait rien de plus

J’aimais ce semblant d’intimité entre nous deux, comme si une fois qu’il était avec moi, tous mes démons disparaissaient, nous avons quand même finis par nous endormir, quoique en y repensant, je pense que Rafael a passé son temps à m’observer.

Je fus réveillé, par son absence, par le manque de lui.

Il revint quelques minutes plus tard Emy dans ses bras, je leur fis un large sourire, Rafael repris sa place sur le lit déposant entre nous, ma fille pleinement éveillée.

Je crois que c’est à cet instant que j’ai compris que je pouvais aimer quelqu’un d’autre, sans pour autant trahir Mirka et Emy, quelque chose en moi a alors changé, je me suis permis d’être plus libre en sa compagnie, apprenant à le connaître autrement, et en même temps tombant un peu plus amoureux de lui chaque jours.

Un peu plus d’une semaine après  mon arrivée, Rafael dut plier bagage pour rejoindre New-York afin de participer à la finale de la Coupe Davis, bien qu’effrayé à l’idée de croiser des joueurs que je connaissais, des commentateurs, des sponsors, des paparazzis… je ne pouvais me résoudre à le laisser partir, j’avais encore besoin de lui pour me reconstruire et pas seulement pour cela, bien que mon cœur à son contact adoptait un rythme différent, je n’avais pas encore au la force  de prononcer ces mots qu’il attendait.

Je pris un avion différent de celui de l’Invicible Armada, en compagnie de Maribel et Emy, Rafael m’avait réservé une chambre dans le même hôtel que lui, désirant me garder à l’œil, en arrivant je me rendis compte qu’en fait nos chambres étaient voisines.

Rafael partageait ses journées entre l’entraînement et moi, enfin nous. Les photographes avaient eu vent de ma présence à New York, aussi se pressèrent-ils à l’entrée des gradins pour prendre une photo de moi, je fis un effort vestimentaire devenu inhabituel, pour dire de ne pas paraître trop ridicule. La famille Nadal avait gardé une place pour moi, Diana ma sœur était venue de Miami pour garder Emy.

Pour la première fois depuis des mois, je pris du plaisir à suivre un match, Rafael battit en 4 sets accrochés Andy, mais il était heureux : d’apporter son premier point à sa nation, mais par ma présence aussi, enfin je le pense.

Il s’installa dans les gradins pour suivre le match  de Tommy Robredo, il me lançait parfois des regards, histoire de s’assurer que je ne m’étais pas enfui et moi je répondais par un sourire. Les journalistes voulurent me coincer à la fin du match, mais le service de sécurité me permit de les éviter.

Rafael arriva une heure plus tard et monta directement dans ma chambre, alors que je donnais son bain à Emy, coincé entre ces deux là, je finis entièrement trempé ! 

La presse campait dans le hall, nous fîmes donc monter notre dîner qui se termina en barbouillage de l’autre avec de la crème au chocolat.

-Merci, Rafael, il me reste plus qu’à prendre une bonne douche pour me débarrasser de tout ça !
-J’ai une meilleure idée, viens.

Il me fit signe de m’approcher, ses doigts qui m’avaient dessiner d’étranges arabesques sur le visage, se mirent en mouvement afin de me nettoyer de cette couche chocolat. Il riait de cela, mais je n’étais pas encore tout à fait prêt même si j’avais accepté beaucoup de choses, je me recula brusquement, et alla m’enfermer dans la salle de bain.

En revenant dans le salon, il était toujours là, mal à l’aise mais présent.

-Je suis désolé, Roger.
-Tu n’as pas à l’être, c’est juste que c’est un peu trop… Enfin tu comprends ?
-Oui.

Pour lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas, je suis allé m’assoire à côté de lui, calant ma tête sur son épaule. J’appréciais énormément ces instants de pure tendresse, mais il dût aller se coucher, je lui demandais de rester avec moi et de partager mon lit, comme nous le faisions en Espagne, il accepta.

Le lendemain, je me réveillais le corps soudé au sien, je n’avais besoin de rien de plus à cet instant, que de cette présence enivrante et de cette chaleur réconfortante.

Mirka était devenue en peu de temps un pincement désagréable au cœur et des souvenirs heureux, jamais je n’aurai cru cela possible mais pourtant…  

Il s’éclipsa après que nous ayons partagé un langoureux baiser, je ne le revis que dans l’après midi, lors de son double en compagnie de Fernando, ils durent batailler plus de deux heures contre les jumeaux Américains mais ils remportèrent avec brio ce match, permettant ainsi à leur nation de mener 2-1 contre les Etats-Unis.

Rafael me prévint par un texto envoyé des vestiaires qu’il allait fêter cela avec ses compatriotes, il m’invita évidemment à les rejoindre mais je préféra m’en abstenir, je ne savais pas encore comment réagir vis-à-vis des autres, même si la famille de Rafael se doutait de la nature de nos liens.

J’ai passé la fin de l’après midi à faire les boutiques pour Emy, je craquais pour toutes sortes de vêtements et de jouets. 

En rentrant dans ma chambre j’eus la surprise de ne pas trouver Diana mais Rafael, comme d’habitude il prenait soin d’Emy.

-Tu t’es enfin décidé à refaire ta garde robe ?
-Non, plutôt celle d’Emy ; je vois pas trop l’intérêt de m’acheter de nouveaux vêtements.
-Et moi je le vois, autant j’adore te voir en jean et tee-shirt, je sais que ce n’est pas toi, tu as toujours eu une classe incroyable en costume.
-Je n’ai plus besoin de faire d’efforts.
-Je comprends.

Je venais de le blesser sans m’en rendre compte, en fait par cette remarque je sous entendais que les efforts que je faisais pour Mirka n’étaient plus nécessaires, comme s’il n’était pas assez bien, pour que j’en fasse pour lui. 

Je fus surpris par son regard perdu, il déposa un baiser sur le crâne d’Emy qui jouait sur le tapis et se leva.

-Je ferais mieux de retourner dans ma chambre demain je dois affronter Blake.

Sur l’instant je ne compris pas son changement d’attitude, alors je mis ça sur le stress, sur le poids de sa nation sur ses épaules, mais c’était un peu vite oublier son mental de battant. Alors je l’ai laissé partir, croyant que loin de moi, il serait mieux, tout cela peut paraître étrange, sonnant comme une rupture mais sa présence m’était devenue tellement familière que son absence ne m’en était que plus douloureuse.

 


Un peu avant de dîner je lui envoyais un texto avec ces quelques mots : tu me manques.

Le regard fixé sur mon portable, j’attendais une réponse qui tarda, puis finalement vers 23h de légers coups à la porte de ma chambre, me tirèrent de mes pensées assez sombres, ou une lame de rasoir flirtait avec ma peau à peine cicatrisée. Il était là dans toute sa splendeur et sa timidité.

-Je ne sais pas ce que j’ai dit ou fait pour te faire fuir, tout ce que je sais c’est que je ne le voulais pas, j’ai besoin de toi Rafael et pas seulement pour reprendre pied, je veux que tu sois là après.
-Je t’aime Roger et je sais que je ne serai jamais elle, parfois, lorsque tu penses que je ne te vois pas, ton regard se voile et je sens que tu penses à elle, c’est récent et je ne devrais pas être jaloux de Mirka et pourtant c’est le cas.

J’avais oublié à quel point lui aussi était fragile et je n’avais pas assez pris en compte ses sentiments, sa mère m’avait pourtant prévenu.

Je savais qu’il n’attendait de moi qu’une chose : que je fasse un premier pas, Mes bras l’enlacèrent alors que sa tête vint se poser sur mon épaule.

-Je ne veux pas te perdre, je tiens à toi, certainement plus que je ne le devrais, même si parfois je suis maladroit.

Son sourire me réchauffa le cœur, nos lèvres se rencontrèrent dans la foulée et nos langues entamèrent une douce danse.

Avant lui, je n’avais jamais imaginé être intime avec un homme et puis à ce moment là, je ne pouvais pas m’imaginer avec un autre que lui, c’était lui tout simplement, la première fois ou je l’avais embrassé, j’avais oublié que c’était un homme, tout cela me paraissait tellement évident, j’avais déjà imaginé ce que pourrait être le…hum sexe avec lui, même si cela me mettait encore mal à l’aise.

-Tu devrais peut être aller te coucher, tu as un match important demain.
-Bien maman ! Tu m’acceptes dans ta chambre pour cette nuit ?
-As-tu vraiment à le demander ?

Après avoir vérifié qu’Emy dormait profondément, je rejoignis Rafael qui lui aussi était déjà aux pays des songes, je pris place à coté de lui.

Je fus réveillé au petit matin, par un mouvement du lit, en ouvrant les yeux, je vis Rafael assis sur le bord, la tête baissée, lentement je passa l’une de mes mains sur son dos moite, il sursauta et se retourna un air coupable sur le visage.

-Qu’est-ce qui se passe Rafael ?
-Euh je …hum, je voulais pas te réveiller.
-C’est pas grave, mais ça ne va pas ?

Avec difficulté, je me mis en position assise, ses joues étaient cramoisies.

-Non c’est juste que c’est … difficile de … dormir avec ..toi… enfin si tu vois.. ce que je… veux dire.
-Euh…Ah.

J’avais mis quelques secondes à comprendre ou il venait en venir. Il se leva et alla directement à la salle de bain, alors que je m’écroulais dans le lit, évidemment il fallait que ça arrive, le désir d’intimité menait au désir sexuel. Rafael était un jeune homme fougueux et amoureux donc cela était compréhensible même si cela me mettait mal à l’aise.

Il revint peu de temps après, les cheveux encore humides de la douche qu’il venait de prendre, il rasa les murs.

-Je crois que je ferai mieux de retourner dans ma chambre.
-Et moi je pense que tu ferais mieux de revenir dans ce lit, parce qu’il commence à se refroidir.
-Tu es sûr ?
-Rafael, je ne suis pas une pucelle effarouchée, je me doute bien qu’à un moment ou un autre on passera cette étape, même si pour le moment je ne suis pas prêt.

Il vint me rejoindre mais Emy se réveilla à ce moment là, il voulut se relever mais je l’en empêchais.

-Bouge pas, t’as un match important tout à l’heure tu dois te reposer, je m’occupe d’elle

Après avoir changé ma puce pleinement éveillée et lui avoir réchauffé un biberon, je l’installais sur le lit entre nous.

Je chérissais ces instants, tout était calme, avec Rafael j’avais l’impression de reconstruire une cellule familiale, Emy semblait s’épanouir au contact de l’Espagnol, elle riait et souriait encore plus souvent et mon ancien adversaire s’attachait de plus en plus à elle. Ça n’avait jamais été un secret sur les tournois que Rafael adorait les enfants, et que la réciproque était tout aussi vraie. Mais là j’en avais la preuve à chaque instant.

Rafael nous laissa aux alentour de 9h afin de rejoindre son équipe, cela me permit de réfléchir, mon corps aussi réagissait à la proximité de l’espagnol, j’avais simplement moins de difficulté à me contrôler.

Je ne le revis que sur le terrain, cette fois-ci Diana et Emy m’accompagnèrent, Rafael durant son échauffement jeta quelques coups d’œil dans notre direction et nous adressa de grands sourires.

James ne fit jamais le poids, Rafael remporta ce match avec une facilité déconcertante, à la fin il s’écroula sur le terrain et fut rejoint par toute l’équipe d’Espagne, étrangement cela me donnait envie de revivre ces instants de pur bonheur, de reprendre ma raquette pour ressentir cette immense fierté, je n’avais jamais offert à mon pays cet ultime trophée et j’en avais envie. Pour la première fois depuis des mois, j’arrivais à m’imaginer reprendre le tennis.

Rafael comme à son habitude grimpa dans les tribunes pour serrer dans ses bras sa famille, il vint me donner une accolade, il n’osa pas faire plus vu le nombre de personnes nous entourant ou étant devant leur télévision.

Le champagne coula à flot, les joueurs américains essayaient de faire bonne figure! Un journaliste réussit à se glisser jusqu’à moi, alors que Diana essayait de faire barrage, je lui fis signe de laisser tomber.

-Roger, pourquoi êtes vous là ?
-Je suis simplement venu pour assister à de bons matchs !

Je lui fis comprendre que je ne répondrais pas à d’autres questions en me retournant vers Carlos Costa, l’agent de Rafael.

-Rafael n’en démordra pas, il veut que tu fasses ce double en Australie avec lui.
-Il n’en a pas reparlé pourtant.
-Cela ne veut pas dire qu’il n’y pense pas ! Je connais bien Rafael quand il veut quelque chose il fait tout pour l’avoir.

Après la remise des trophées, les instances de l’ATP essayèrent de se frayer un chemin jusqu’à moi, mais je pris la décision de quitter l’enceinte du stade, je n’avais aucune envie de leur parler, de toutes façons rien de ce qu’ils pourraient me dire ou me proposer ne m’intéressait, pour rejouer je devais retrouver ma motivation et il n’y avait que mon espagnol qui pourrait m’aider en cela.

-Diana tu pourrais garder Emy dans ta chambre cette nuit ?

Ma grande sœur m’envoya un regard étonné.

-Euh si tu veux Roger.

Elle n’était pas bête, elle s’imaginait très bien pourquoi je lui demandais cela.
-Hey, je croyais que tu viendrais faire la fête avec nous ?
-Non je préférais rester au calme.

J’avais pris un bain et ouvert un polar en l’attendant, j’avais fait un effort, pour une fois, troquant mon uniforme habituel : jeans tee-shirt, pour un pantalon noir et une chemise bordeaux.

-Les journalistes n’ont pas arrêté de me poser des questions sur ta présence.
-Et que leur as-tu répondu ?
-Rien, juste que j’espérais pouvoir te battre en final de Wimbledon l’année prochaine.
-Tu rêves.
-Je sais, jamais je ne pourrai te battre dans ton jardin anglais, tu es un extra terrestre quand tu joues là-bas, mais cela ne fait pas de mal de rêver.
-Non, je voulais dire que tu rêvais, si tu penses que je vais jouer l’année prochaine.
-Je t’ai bien observé tout à l’heure et j’ai vu ton regard, je sais que tu veux rejouer, tu as juste peur.
-Je n’ai pas peur !
-Oh si, tu as peur d’aimer cela, alors que les souvenirs de Mirka devraient t’en empêcher.

Il avait raison, la seule chose qui m’empêchait de reprendre c’était la culpabilité, je me sentais coupable d’avoir envie de reprendre ma vie d’avant, donnant l’impression que rien n’était arrivé.

Ses doigts caressèrent légèrement mes tempes.

-Tu ne dois pas renoncer à ce que tu aimes en sa mémoire, je ne la connaissais pas beaucoup mais je me doute qu’elle n’apprécierait pas cela, elle a toujours été très fière de toi, elle aimait te voir jouer, tout comme tes fans et moi, ne nous prive pas de cela, pas pour cette raison là tout du moins. Je comprendrais que tu arrêtes, si tu ne prenais plus de plaisir, mais ici ce n’est pas le cas…J’ai piqué une bouteille à la réception, je me suis dit qu’on pourrait en profiter ensemble.

Il agita légèrement devant mes yeux une bouteille de champagne.

-Pourquoi pas, après tout.
-Au fait ou est Emy ?
-Elle est avec Diana, je me suis dit que, pour cette nuit, elle pourrait s’en occuper.

Il leva un de ses sourcils, mais n’ajouta rien de plus, peut être avait-il peur des réponses que je pourrais donner à ses questions.

-Donne–moi cette bouteille, tu n’as jamais été très doué pour les ouvrir.
-C’est même pas vrai !

Il éclata de rire mais me laissa quand même la bouteille.

-Dis au fait tu as pensé aux verres ?
-Deux flûtes, dans mon sac.

Il les sortit précautionneusement.

-Rappelle-moi de vérifier mon argenterie lorsque tu viendras chez moi !

Après avoir ouvert la bouteille et nous avoir versé un verre, nous nous installâmes tranquillement sur le canapé.

-Tu sais que je suis en vacances ?
-Pour combien de temps ?
-J’ai réussi à négocier dix jours.
-Ton oncle doit enrager.
-Si je l’avais écouté, dés demain je serai sur le terrain.
-Alors comment as-tu fait ?
-Soit j’avais dix jours rien que pour moi, soit je séchais les entraînements !

Je me souviens avoir éclaté de rire, Rafael manquer un entraînement : impossible !

-Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ?
-Hein ?
-Ben oui, maintenant que j’ai un peu de temps, on pourrait peut être en profiter, pour je sais pas moi, visiter l’Amérique du sud, dîner au deuxième étage de la Tour Eiffel ou faire du shopping à Los Angeles…
-Je crois que … enfin j’ai envie….
-Dis moi ?
-J’ai envie de rentrer en Suisse.
-D’accord, si c’est ce que tu veux.
-Bien sur, tu viens avec moi.

Il déposa un léger baiser sur mes lèvres, comme une caresse.

-Au fait, avec tout ça j’ai oublié de te donner ceci :

Il prit dans son sac, une chemise en carton assez épaisse.

-Ce sont toutes les archives concernant Mirka que j’ai trouvé sur le net, j’ai imprimé les photos sur papier glacé, il y a aussi des vidéos, j’ai fait un montage d’elle durant tes matchs et sur les différentes interviews qu’elle a donné.
-Merci, je … regarderai ça plus tard.

Il m’attira contre lui, juste au moment ou j’avais besoin de me sentir rassuré.

-Je t’aime Roger.

Alors que la nuit commençait à envahir la pièce, mes yeux rencontrèrent les siens et je pu y lire la véracité de ses sentiments envers moi.

-Rafael, je …

Il posa son index sur ma bouche.

-Je ne te demande rien.
-Je sais, mais j’ai envie de te le dire … Rafael, je t’aime.

Il m’embrassa tendrement, des larmes coulaient le long de ses joues, j’aimais cet homme tendre qui me laissait le temps.

Il fut surpris lorsque je me remis debout, je le pris par la main et le conduisis jusqu’à ma chambre, notre chambre, je tremblais légèrement, l’appréhension prenait le pas sur l’excitation. J’ouvris la porte, tout était comme je l’avais organisé, j’avais allumé quelques bougies, le lit était entrouvert ne laissant aucun doute sur mes intentions.

-J’ai envie de passer la nuit avec toi.
-Roger, si c’est à cause de ce matin, tu n’es pas obligé, je suis tout a fait capable d’attendre, de t’attendre.
-Non, ça n’a aucun rapport, j’ai vraiment envie de toi, même si j’ai peur.
-Tu n’as pas besoin d’avoir peur, j’irai à ton rythme et si jamais c’est trop pour toi, j’arrêterai.

Doucement il me donna un baiser, sa langue vint envahir ma bouche, ses mains se baladaient avec délicatesse sur mes flans, il commença à déboutonner avec lenteur ma chemise, ses doigts parcouraient la peau qu’il dénudait peu à peu, je ne pu retenir un gémissement lorsqu’il s’attarda sur mes tétons, je ne me savais même pas sensible à cet endroit.

Sa bouche commença une longue descente, s’attaquant à ma mâchoire, puis bifurquant vers mon cou, ne voulant pas être passif, je me mis en action, la peau de son ventre était plus douce que je ne l’imaginais, je sentis sous mes doigts son frisson.

Il fit tomber ma chemise et enleva son tee-shirt.

Il m’invita à m’allonger sur le lit, ce que je fis sans lâcher son regard, il s’agenouilla à côté de moi.

-Si jamais je vais trop vite ou trop loin tu me le dis, j’arrêterai.

Pendant que je hochai la tête pour lui faire comprendre que j’étais d’accord avec cet arrangement, il enleva ses chaussures et chaussettes, puis revint embrasser mon torse, j’aimais ses délicates attentions, comme pour tout il me laissait le temps, sa langue s’attardait dans mon nombril, me faisant vibrer de désir.

Puis il redessina du bout de ses lèvres les fines cicatrices parcourant mon abdomen et mes bras tout en murmurant : plus jamais.

Non, avec lui à mes côtés, plus jamais, même si mon rasoir m’accompagnait partout, je ne l’utilisais plus.

Puis il se dirigea vers mon bas-ventre tendu et bombé, mon érection séquestrée dans son carcan, il commença à dégrafer mon pantalon, puis il remonta vers moi, m’embrassant avec passion, me faisant rouler au dessus de lui, pour la première fois de ma vie je sentais une érection pressée contre ma cuisse et cela me semblait naturel, il avait envie de moi, il me désirait et j’en étais fier en quelque sorte.

A mon tour je découvrais ce corps que j’avais imaginé parfois, son torse ressemblait à ceux des statues antiques, alors que tout le monde tomberait à ses genoux face à cette vision, moi j’étais raide dingue de son odeur si masculine et pourtant encore juvénile, je goûtais enfin cette peau sucrée et dorée comme du pain d’épice. Je lui arrachais de tendres gémissements qui me faisaient chavirer.

-J’aime t’entendre gémir, Rafael, même si j’ai encore un peu de mal à réaliser tout cela.

Il m’obligea à me rallonger à coté de lui et me prit dans ses bras.

-Roger, jamais je n’aurai pensé qu’on en arriverait là, même si cela me rend plus qu’heureux d’être à tes cotés, j’ai jamais été un fan des grande déclarations d’amour, j’ai toujours trouvé cela ridicule d’entendre deux êtres se jurer un amour éternel et inconditionnel, moi tout ce que je te promets c’est de t’aimer au jour le jour.
-Je ne te demande pas plus.

Il me quémanda un nouveau baiser que je ne pu lui refuser, ses mains refirent le chemin jusqu’à la ceinture de mon pantalon, il commença à m’enlever ce vêtement gênant, avec mon aide évidemment.

J’avais un peu honte de mon corps malingre, comparé au sien qui resplendissait de beauté, pourtant il semblait comme subjugué par mon teint laiteux et mes muscles fondus.

-Tu es beau, même si je te préférerai avec quelques kilos en plus.

Ses mains se mirent à me chatouiller, alors que j’essayais de me soustraire à sa torture, il ne pu retenir un fou rire en m’entendant râler, qu’il étouffa contre ma peau, m’envoyant de délicieuses décharges dans le corps.

-Tu pourrais peut être enlever ton pantalon histoire qu’on soit à égalité.
-Dans ce cas on ne sera pas à égalité.

Il se releva et enleva son jean sous mes yeux, me laissant face à son sexe turgescent, je ne pus retenir un mouvement de surprise, c’était une première pour moi, je n’avais pas peur, je savais que Rafael ferait tout pour que cela soit le plus agréable possible, même si tout cela ne m’empêchait pas d’appréhender la suite.

Il revint s’allonger sur le ventre à côté de moi, me cachant avec pudeur son désir pour moi, il reprit lentement ses caresses sur mon corps, même si je voyais bien dans son regard que tout cela le consumait peu a peu.

-On ira pas jusqu’au bout ce soir, même si j’en ai très envie, tu n’es pas encore prêt, laisse-moi juste te donner du plaisir.

Sa main se déplaça jusqu'à ma proéminence, la massant légèrement à travers mon caleçon, puis il la laissa s’infiltrer sous le tissu m’arrachant de délicieux gémissements, cela faisait des mois que je ne m’étais pas accordé de plaisir physique.

-Rafael… je ne vais … pas.

Je du l’obliger à retirer sa main, provoquant chez lui un froncement de sourcil qu’il perdit en comprenant la raison de mon geste : enlever cette dernière barrière gênante. En remerciement de cette initiative je fus récompensé d’un baiser dans le cou.

Je ne pu retenir un cri de pure extase lorsque la bouche de mon espagnol se referma sur ma virilité, j’étais au paradis, Rafael savait exactement ce qu’il faisait, me procurant un plaisir certain.

Sa langue parcourait avec délice mon sexe vibrant, c’était indescriptible, voir ses lèvres gourmandes autour de moi, m’embrasait, mes mains étaient posées sur sa tête, mes doigts s’emmêlant avec force dans ses cheveux. Je me cambrais avec délice, au moment ultime, je voulus l’écarter mais il en avait décidé autrement, sa bouche fermement accrochée et son regard planté dans le mien, j’étais comme hypnotisé par cette vision. L’orgasme qui m’emporta fut comme une immense vague qui vous rejette avec force et violence sur la plage. A mon plus grand étonnement il avala ma semence puis m’embrassa.

Puis avec délicatesse il me cala entre ses bras, je pris alors conscience que contrairement à moi il était encore « tendu ».

-Rafa, toi, tu…

Ma main se faufila le long de son torse, puis entre ses cuisses, il était là palpitant et dur entre mes doigts malhabiles.

-Roger, tu n’es pas obligé.
-Je sais mais j’ai envie de te donner du plaisir.

Et ce n’était que la pure vérité, je voulais voir son regard se voiler et son corps se tendre vers l’assouvissement. Ma maladresse ne semblait pas le gêner, ses gémissements étaient là pour le prouver.

J’essayais de faire des mouvements réguliers et rapides, mais il y avait encore quelques ratés, c’était tellement différent de donner du plaisir à quelqu’un et s’en donner, je ne savais pas ce qu’il aimait ou ce qu’il désirait à cet instant précis.

Et puis vint l’instant, ou je lui fis atteindre le septième ciel, je ressentis une immense fierté en l’entendant crier mon prénom.

Profile

slashsportfr
Sweaty Love: Le coin des mecs en sueur qui aiment.

Latest Month

juillet 2011
S M T W T F S
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      
Actionné par LiveJournal.com
Designed by chasethestars