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Titre : Saveur familière (vais pas me taper la honte encore une fois hein? xD )
Pairing : Roger Federer/Rafael Nadal
Rating : PG-13
Résumé : Roger a perdu la finale de Wimbledon face à son adversaire principal : Rafael Nadal... comme à l'accoutumé il se rend dans les  vestiaires et...
Disclaimer : Je ne prétends pas raconter la vérité, après tout, ça aurait très bien pu arriver *rolleyes* x) me ferait tué si c'était le cas,  je sais lol, les personnages s'appartiennent à eux-même, je ne les connais pas... je ne gagne pas d'argent sur leurs dos avec cette histoire.

Note : je sais que ce ne sera pas ma seule fiction sur le tennis alors je me suis inscrite sur cette communauté... et pis je pourrais mettre mes montages ensuite...


 Le manque de lumière le déstabilisait. Mais il savait que c'était finit. Il le sentait, au plus profond de lui-même, ça ne servirait plus à rien de continuer. Il avait perdu au moment même où il avait posé ses pieds sur ce cours. Bien plus tôt même... en arrivant ce jour-là sur place, quand il avait croisé son regard, c'était terminé. Il avait sourit, comme toujours. Ils s'étaient serrés la main, comme toujours. Son oncle l'avait emmené dans un lieu calme... comme toujours. Ils n'avaient jamais le temps de s'échanger de véritables mots, de vraies phrases que des gens civilisés se disent en se croisant. Pourtant ils n'étaient pas des étrangers... les meilleurs adversaires, les meilleurs ennemis. Les meilleurs, ça suffisait.

Il en avait prit l'habitude.

Mais quelque chose était différent, et il l'avait compris à la première balle qu'ils s'échangèrent. A chaque coup, il sentait que ce n'était pas comme à son habitude.

La posture.

La force.

Les cris.

Le regard.

Sa façon de le regarder...

Lorsque la nuit était tombée sur le cours, il ne le voyait plus. Il ne voyait plus la balle, ni le terrain. Plus rien n'existait... les flashs du public insolents, rien d'autre... Le bruit de la balle contre la raquette, le rebond, le retour... le filet qui tremble et la foule qui hurle.

Tout était définitivement différent.

Il le distinguait à peine. Il était par terre. Oui, il pouvait en être fier. Non, il n'était pas obligé de le montrer ainsi.

Ils se serrèrent à nouveau la main, au dessus de ce traitre de filet qui avait brisé son règne.

Oui, il pouvait aller remercier sa famille en escaladant les gradins. Non, pas devant lui.

Il devait retenir ses larmes, sa neutralité devait rester à tout prix. Il savait que s'il cèderait, ce ne serait pas la tristesse qui ressortirait, mais la rage. Tout garder, il devait s'efforcer, encore quelques minutes... Il n'avait qu'à attendre la remise des prix.

C'était beaucoup trop long... Pourquoi tous ces flashs étaient-ils si aveuglant ? Comment se faisait-il que le plateau d'argent était beaucoup moins brillant que les années précédentes ? Et la coupe... pourquoi n'était-elle pas dans ses mains ?

Il avait perdu... ce tournoi l'avait vu naître et mourir à la fois.

Non, il n'était pas mort... il le félicitait de l'avoir vaincu. Ses sanglots étreignant férocement sa gorge.

Oui, il n'était pas mort... son meilleur adversaire faisait son éloge, joueur d'exception, numéro un mondial. Tout le monde s'en foutait, en ce début d'année, il était loin, très loin, beaucoup trop loin de ses combats.

S'il avait su il n'aurait pas fait autant d'écart, il n'aurait pas embrassé les premiers venus, il n'aurait pas eut cette mononucléose. Il serait resté le meilleur.

Il avait froid... il faisait froid, et nuit. Qu'est-ce qu'il faisait encore ici ? Ah oui, il devait reculer, on ne prend que le vainqueur en photo. Il n'y a que le gagnant qui a le droit d'embrasser, mordre, tripoter la coupe d'or. Ce n'était pas lui... mais à cause de qui... ?

Son masque n'avait pas encore été retiré, encore quelques secondes et il serait seul. Encore un peu de temps avant qu'il ne puisse se changer, se laver de cette énième perte face à son dauphin. Son dauphin ? L'élève avait dépassé le maître. Doublé même. Il était véritablement loin derrière. Affaiblit... épuisé de ne rien montrer, fatigué de ne pas être lui-même. Il avait choisit ce mode de vie. Il ne voulait plus avoir de saute d'humeur au point de ne plus rien ressentir. Joie, bonheur, perte, manque, tristesse, tout avait le même goût depuis trop longtemps.

C'était la fois de trop. Il devait réagir s'il ne voulait pas mourir de l'intérieur. Il savait que ça finirait par arriver s'il ne bougeait pas. Mais c'était trop tard. Il n'allait pas hurler trois quarts d'heure après sa défaite...

Le bruissement du linge qu'il retirait agaça ses sens. Ses vêtements jonchaient à présent le sol. Avait-il bien fait de venir seul ? S'il avait gagné, il n'aurait pas pu imiter son rival. Grimper pour remercier son coach et sa famille, puisqu'il n'était venu qu'en compagnie d'une femme... sa compagne.

L'eau était froide quand il ouvrit celle de la douche. Il frissonna. Oui, il avait besoin de refroidir ses pensées. Non, ce n'était pas la meilleure solution. Ses mains se posèrent sur le carrelage face à lui... puis son visage s'en rapprocha. Ses doigts se plièrent, lentement. Son front se colla contre le mur. Il ferma les yeux, pencha la tête pour laisser l'eau couler complètement le long de son dos.

Personne ne le verrait... ses lèvres tremblèrent alors qu'un liquide légèrement salé coulait le long de ses joues. Les traits joignirent les coins de sa bouche et ses sanglots déchirèrent le silence. Son genoux gauche cogna brutalement le sol où il se recroquevilla tout contre le mur.

Oui, il pleurait, sa peine se déversait à vive allure. Non, personne ne viendrait le consoler. Il le savait, c'est ce qui rendait son moment encore plus amer. Beaucoup plus pénible. Alors il hurla, frappant le carrelage qui n'avait fait que le soutenir, sans que ses larmes ne cessent de se déverser, sans que l'eau n'arrête son nettoyage.

Pourtant il le savait, il devait se relever. Il avait promis de ne pas s'arrêter. Se venger ? Non, reprendre sa place. Du moins, la conserver. Il redressa son visage pour laisser l'eau couler, effacer les traces de sa perte de contrôle. Il soupira. Rien n'était perdu, rien n'était terminé. Il était le roi, il devait le prouver. Ses poings se serrèrent alors qu'il se relevait, animé d'une nouvelle force.

Il fallait qu'il le montre au monde entier. Il se sentait à nouveau motivé... jusqu'à ce qu'il entende le bruit familier des pas d'un homme. Des chaussures qui grinçaient sur le sol, des chaussures de sport.

Il ferma le robinet d'eau et sursauta lorsqu'il entendit un bruit sourd. Un coup contre un casier. Plusieurs coups même, suivit d'un râle qu'il ne connaissait que trop bien.

Rafael était entré dans les vestiaires. Rafael, la raison de sa perte de contrôle était là. Et il semblait aussi ne pas être au meilleur de sa forme.

Il attrapa sa serviette pour s'essuyer correctement mais rapidement avant de l'enrouler autour de sa taille. Il se rendit vers les casiers, inspirant fortement et s'éclaircit la gorge en arrivant face à son meilleur ennemi.

A genoux devant son casier, ses poings encore contre la paroi victime de ses coups, Rafael le regardait avec un air intimidé, inférieur. Il baissa rapidement ses yeux pour les poser sur son casier. Il avait cru qu'il se retrouverait seul, mais il se sentit idiot en voyant les vêtements du suisse sur le sol. Il s'en voulait, vraiment. Il était heureux, il l'avait battu dans son jardin. Son tournoi... son tennis n'avait pas évolué pour rien, il ne s'était pas entraîné dans le vide. Son apprentissage avait atteint son but. Il n'était pas encore le numéro un, mais il savait qu'aux yeux du monde, il l'était.

Il avait honte d'être si heureux alors qu'il avait presque ridiculisé à deux reprises son adversaire. Lui voler son trophée, c'était comme lui voler son titre. Il ne pouvait s'empêcher de culpabiliser de voir l’helvète aussi attristé. C'était entièrement de sa faute s'ils étaient dans cette situation, il aurait pu perdre et faire comme d'habitude. Le féliciter ouvertement, lui sourire chaleureusement, le prendre dans ses bras alors qu'il était encore ému de sa victoire.

Mais non, son oncle voulait que ça change, il en avait assez de voir son neveu numéro deux. Il fallait passer à la vitesse supérieure, et le joueur n'avait rien dit.

L'hispanique n'avait pas cessé de le regarder. Il était tellement différent... si féroce sur les cours et tellement chétif à la sortie. Les gouttelettes d'eau ruisselaient sur le corps du numéro un pour finir leurs courses à même le sol, créant une légère marre autours de lui.

- Je suis désolé...

Roger souleva son sourcil droit, surprit d'entendre sa voix briser aussi impunément le silence. Et pour dire quoi ? Qu'il était désolé ? Désolé d'être plus fort que lui ? Ce jeune Majorquin avait vraiment tout pour être insolent. Le battre était une chose, s'en excuser signifiait qu'il le trouvait lamentable. Un rictus de dégoût s'initia sur les lèvres du suisse alors que le plus jeune redressait son visage. Les joues humidifiées par ses pleurs.

Oui, il avait le droit de pleurer. Non, pas alors qu'il avait gagné. Non, pas devant lui. Surtout pas devant lui. Le regard de l'aîné s'assombrit.

Il se baissa pour ramasser ses vêtements et ignora le jeune espagnol alors qu'il enfilait son linge sec et propre qu'il retirait de son casier.

- Je... je ne voulais pas... je ne veux pas...

Il savait pertinemment qu'il parlait plus au mur qu'à son aîné. Il le voyait bien à son attitude qu'il ne l'écoutait pas. Au plus profond de son être, il savait aussi qu'il n'avait pas très envie de parler. De lui parler, encore couvert de honte, de peur qu'il ne réagisse extrêmement mal à ses paroles. Seulement, il ne voulait pas perdre le contact avec le suisse. Comment pouvait-il le formuler, parvenir à le prononcer alors qu'il n'avait aucune attention ?

- Rogelio... je ne veux pas perdre... te perdre...

Il le souffla tellement doucement qu'il eut de la peine à s'entendre. Mais il constata que l'autre joueur l'avait bien perçu.

Il ne bougeait plus. Ses mains étaient paralysées au niveau du troisième bouton de sa chemise. Non, il n'avait pas pu dire une chose pareille. Son langage n'était pas assez correct, il voulait très probablement dire autre chose.

- Ne te moque pas de moi niño.

Sa voix était froide, anormalement neutre plutôt. Ses doigts terminèrent sa rangée de bouton. Il avait envie de le détester. C'était évident, l'espagnol cherchait à se faire pardonner. Mais à quoi bon ? Pour quelle raison ferait-il cela ? Ce n'était qu'un adversaire, au même niveau que les autres.

Une main se posa sur son épaule droite, le faisant brusquement sursauter. Mais il ne se donna pas la peine de se retourner.

- Ce n'est pas la première ni la dernière fois que...

C'en était trop. Il chassa d'un vif mouvement sa main en hurlant de le laisser. Ses doigts caressèrent son épaule, meurtrit par le simple touché de l'autre joueur. Oui, c'était complètement différent. Non, il n'allait pas le laisser faire. Le second devait suivre le premier, pas l'inverse.

Rafael obéit en s'écartant d'un pas.

- Tu ne comprends donc pas...

L'aîné se tourna, une lueur inquiétante éclairant son regard. L'espagnol recula de quelques pas, craignant la réaction de son vis-à-vis. Ca y était, il l'effrayait. Les choses semblaient retrouver leur ordre initial. Il remua lentement la tête de gauche à droite, semblant lui dire qu'il avait tort. Il devait certainement se tromper.

Rafael baissa son visage, ferma les yeux, se posant des milliers de questions. Notamment s'il devait s'enfuir en courant ou continuer à affronter son adversaire ?

L’helvète referma son casier, son sac et commençait à s'éloigner. Alors, l'espagnol ne prit plus le temps de réfléchir et se jeta littéralement sur son aîné, le poussant contre la paroi la plus proche. Roger en perdit son sac alors qu'il se retrouvait coincé entre un Majorquin en rut et le visage collé à un carrelage gelé. Rafael amena ses lèvres à une des oreilles du suisse.

- Tu ne comprends donc pas que je m'en veux de t'avoir autant blessé ? Mais tu sais quel plaisir c'est de remporter un tournois du grand chelem, de voir tous les gens t'acclamer, de serrer une coupe entre tes mains. Tu le sais et tu aimes ça toi aussi.

- Relâches-moi.

Oui, il aimait ça, qui n'aimerait pas se retrouver dans une telle situation ? Mais le fait de le lui dire alors qu'il était blessé dans son amour propre, avec pour seule vision un carreau blanc et pour sensation un souffle chaud et erratique dans le cou... changeait tout. Et de toute évidence, ce n'était pas le bras de l'espagnol qui s'écrasait avec autant de force contre ses fesses.

- Relâches-moi, Nadal.

Il savait qu’il ne le ferait pas. Du moins, pas sans y être forcé. Il ferma les yeux, sentant un peu plus le poids du jeune Majorquin contre lui. Ils n’allaient pas rester ainsi indéfiniment. Ce n’était pas sa place, il était le plus grand, il était le numéro un, il n’avait pas à se retrouver à nouveau en position d’infériorité. A nouveau ? C’était tellement souvent le cas qu’il en avait fait une habitude ?

Il recouvra la vue, et avec toute la rage qu’il contenait depuis trop longtemps, il repoussa l’hispanique, plaçant son avant-bras sous sa gorge, dans la volonté de le coincer contre le mur. Mais c’était sans compter sur les éléments qui les entouraient. Leurs pieds s’empêtrèrent dans le sac du suisse qui n’avait pas bougé de son emplacement initial.

Rafael perdit l’équilibre et entraina l’helvète dans sa chute. Il heurta assez brutalement le sol et n’osa plus bouger quand il croisa le regard de l’autre joueur. Rouge. Le bord de ses paupières étaient rougis, il ne connaissait que trop bien ce type de regard, ce type de rougeur. Il l’arborait lui-même à cause de ses pleurs quelques minutes auparavant. Alors, il n’était pas insensible ? Sur les cours il portait véritablement un masque pour ne montrer aucune émotion… il voulu lui en faire la remarque, entre-ouvrit les lèvres pour lui en faire part, mais se ravisa très vite. A quoi bon… il refusait de l’écouter. Les seuls mots qu’il était parvenu à lui arracher n’avaient rien d’encourageant. Au contraire.

- Tu bandes à cause de ta victoire j’imagine.

Le jeune homme eut de la peine à retenir un gémissement lorsque son aîné appuya sa main sur son entre-jambe. Il aurait aimé lui répondre, lui faire croire qu’il avait raison… oui, il éprouvait un certain plaisir. Non, pas à cause de sa victoire et il était persuadé que son adversaire l’avait compris lorsqu’il l’avait trouvé à genoux devant son casier.

Sa prise se resserra un peu plus sur la hampe du plus jeune. Celui-ci laissa une nouvelle plainte s’échapper d’entre ses lèvres. Le rouge lui monta aux joues et il ferma les yeux.

- Tu sembles avoir perdu la parole niño.

Non, il n’était pas devenu muet, il aurait aimé l’être. En ce moment précis, il aurait voulut ne pas laisser un seul son sortir de sa bouche. Ce n’était pas des paroles qui affluaient, mais des gémissements.

Il étira ses lèvres dans une nouvelle moue dégoutée. Son masque d’impassibilité n’était plus depuis qu’il avait franchit le pas des vestiaires. Oui, le jeune espagnol le rebutait. Oui, il était un peu hypocrite sur les bords. Non, ça ne le gênait pas. C’était une partie de sa vie, son sport, son tennis. Ses adversaires faisaient aussi partie intégrante de sa vie. Lui un peu plus. Il le suivait, le forçait à accélérer.

Ça façon d’agir depuis l’instant où il l’avait trouvé là le dégoûtait.

Une série de coups à la porte des vestiaires le sortie de ses pensées, puis la voix de Tony Nadal retentit.

- Sobrino, je t’avais dis vingt minutes ! Dépêches-toi un peu, t’as pas besoin de te maquiller fillette !

Les deux joueurs se tournèrent vers la porte, sans pour autant perdre leur position initiale. L’espagnol commença alors à se débattre pour prendre une douche. Il d'ailleurs venu uniquement pour cette raison.

- Rogelio, por favor…

Encore une fois sa voix brisa le pseudo silence. A présent il le suppliait… avait-il vraiment l’envie de le satisfaire ? Lui laisser sa coupe ne lui suffisait plus ? Un sourire malsain poussa sur ses lèvres alors qu’il observait le visage larmoyant du Majorquin.

Il se demandait encore ce qu’il pouvait faire pour que l’helvète ne le repousse plus, pour qu’il l’accepte autrement qu’en adversaire. Il avait toujours tenté de glisser des allusions dans leurs trop rares conversations, mais rien. Il se butait toujours à un mur. Soit il n’avait aucune attention, soit il recevait des paroles froides, complètement gelées. Il admirait ce joueur, ce n’était pas un secret. Il l’aimait, ça personne ne le savait. Même pas le concerné. A quoi bon essayer de lui dire ? De lui avouer ? Rien ne le forçait, si ce n’était le désir qu’il ressentait quand il se retrouvait à ses côtés. Oui, il éprouvait un véritable plaisir à se retrouver dans une position pareille… mais il ne pourrait pas rester ainsi indéfiniment. Encore moins en sachant que son oncle l’attendait. Pourtant, son adversaire refusait de le laisser partir. Lui qui était si froid était allongé de tout son long sur lui. Roger d’habitude si distant était collé à lui. Son regard intense le brulait de l’intérieur. Son corps réagissait à cette nouvelle chaleur et le suisse ne tarda pas à s’en apercevoir.

Il souleva son sourcil droit. Non, il n’était plus surprit de sentir le plaisir de son cadet contre son bas ventre. Ce qui le surprenait, c’était la lueur dans les yeux de l’hispanique. Il était persuadé de l’avoir déjà croisé auparavant. Il ne lui fallut qu’un court instant pour comprendre ce qui se passait sous ses doigts.

Sous son corps.

Face à lui.

Contre lui.

Il frissonna, et n’eut pas le temps de contester quand la paire de mains du dauphin accrocha sa nuque pour que leurs lèvres se rencontrent. Il ne fit aucun mouvement pour se débattre. Aucun mouvement pour approfondir ce baiser.

Les secondes s’écoulèrent. Le temps était comme suspendu aux yeux du Majorquin. Il avait enfin franchit la limite qu’il s’était imposé. Il réalisait son souhait le plus cher. Sa bouche caressait celle du suisse et il ne l’avait pas repoussé. Il n’aurait jamais pensé que ça se produirait un jour. Il mourrait d’envie d’aller plus loin mais il se retint, craignant la réaction de l’autre joueur. Il recula alors son visage pour observer son vis-à-vis.

Il laissa ses yeux fermés et sa bouche légèrement entre-ouverte, pour respirer lentement. Il réfléchissait. Il était véritablement mitigé. Saveur plaisante ? Dégoût ? Sensation intéressante ? Il hésitait…

Puis il ouvrit les paupières pour croiser le regard effrayé de l’hispanique. Il était toujours pendu à son cou, attendant une sentence. Il remua la tête pour qu’il le relâche. Inspira profondément. Il savait ce qu’il ressentait. Il avait toujours éprouvé les mêmes sentiments à l’égard du jeune espagnol.

Un son sec et brutal retentit par la suite. Rafael n’osait plus bouger. Sa joue arborait la trace rouge typique des disputes. C’était ce qu’il redoutait. Obtenir ce qu’il voulait le plus au monde au détriment d’une autre chose. Il ne souffrait pas à cause de la gifle, bien que le tennisman ait une force impressionnante. Non, c’était son esprit qui hurlait. Pour quelle raison avait-il cédé ? C’était la seule solution qui s’était offerte à lui. Il en était persuadé.

L’helvète se redressa, s'assoyant sur les cuisses du cadet. Il le prit par le col pour le ramener à son niveau.

A quoi bon se débattre.

Son regard était froid.

Le sien larmoyant.

- Comprends bien une chose, Nadal.

Il avait très bien saisit quand sa chair l’avait frappé aussi violemment quelques secondes plus tôt.

- Je te déteste. Je te détesterais toujours.

Comments

( 3 commentaires — Envoyez un commentaire )
sasugadesu
08 juil 2011 10:27 (UTC)
Oh wouaaaaw *_* C'était trop beau et bien sûr, la fin est était tellement triste!!!!
Dommage qu'il n'y ait pas la suite!!!!
liline_shann
08 juil 2011 12:16 (UTC)
Oh, merci beaucoup!
Figures-toi qu'il y a effectivement une seconde partie à cet OS! J'ai jamais pensé à la poster ici, je m'en vais rectifier cet oublie ;)
sasugadesu
08 juil 2011 19:19 (UTC)
AAAAAAAh mais c'est génial!!!!!!
( 3 commentaires — Envoyez un commentaire )

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